Message d’une employée du Marineland d’Antibes

(G‡D) Les dresseurs Nicolas, Christophe, Fabien et l'AmÈricaine Lindsay posent, le 17 juillet 2002 au parc d'attractions de Marineland d'Antibes, devant des orques vivant dans un bassin de 11 mËtres de profondeur, contenant 44 millions de litres d'eau de mer sur une surface de 3.600 m2. Attachantes, parfois dociles et souvent tÍtues, les six orques de Marineland rendent difficiles les journÈes des dresseurs sans que le public, 8.000 personnes par jour, ne s'en rende compte.

Les dresseurs Nicolas, Christophe, Fabien et l’Américaine Lindsay le 17 juillet 2002. C’était du temps où l’ancien système de filtration dysfonctionnait gravement, mais ils n’ont jamais dénoncé les terribles excédents de chlore dans le bassin qui torturaient les orques. Seul John Hargrove a osé le faire.

Message d’une employée du Marineland d’Antibes

« Bon, pour tout ceux qui se posent des questions sur le parc Marineland et des animaux…
Comme vous savez je suis employée au parc Marineland, et j’ai fait moi même le tour du parc pour vérifier que chacun des animaux aille bien. LES 3 OURS DE PORTENT À MERVEILLE! Le coin du parc où sont les ours a heureusement été épargné par la vague de boue.
Certes il y a eu énormément de dégâts mais les animaux ont été la priorité.

Les orques, malgré l’eau boueuse, vont bien. Les dauphins sont dans une eau claire et sont ravis de voir les quelques employés qui viennent prendre de leurs nouvelles. Les otaries sont toutes présentes. Les poissons tropicaux et quelques raies n’ont pas survécu, tandis nous sommes encore à la recherche de 3 des tortues. Quant aux animaux de la petite ferme, les lamas, poneys et moutons ont survécu.

Quand je lis dans certains articles « préparez vos amis à réagir sur les dégâts causés par l’homme » ça me fait bien rire. Faut pas lui mettre tout sur le dos à l’homme. On a déjà tous nos soucis pour en plus rajouter un problème qui n en est pas un. Comme si les catastrophes naturelles étaient dues aux hommes …

L’intégralité de ces animaux sont nés dans des parcs. S’ils sont mis dans leur espace naturel, ils ne survivront pas 24h. C’est ça de vouloir sauver les animaux ? Nous n’avons pas la même conception ni le même amour des animaux. Pour les avoir côtoyé pendant des mois, ces animaux sont traités avec tout l’amour qu’ils méritent.

A l’avenir, ceux qui dispersent de fausses informations publiquement et qui ne savent rien de ce qui se passe dans le parc sont priés de se taire.
Bon je crois que j’ai tout dit. Encore une fois, ceux qui parlent, soyez sûrs de ce que vous dites ».

Message d’une employée du Marineland d’Antibes publié sur Facebook
9 octobre 2015

marineland-desastre

Le désastre à Marineland


Analyse


– « Les dauphins sont dans une eau claire et sont ravis de voir les quelques employés qui viennent prendre de leurs nouvelles. Les otaries sont toutes présentes. Les poissons tropicaux et quelques raies n’ont pas survécu, tandis nous sommes encore à la recherche de 3 des tortues. Quant aux animaux de la petite ferme, les lamas, poneys et moutons ont survécu ».

Les dauphins sont donc été laissé longtemps seuls, qu’ils se réjouissent tant de voir un être humain ?  Quant aux autres animaux on s’y perd, car les bilans des pertes varient au fil des communiqués ou des interviews. Parfois tous les requins sont morts, parfois pas. Parfois, ce sont tous les animaux de la Petite Ferme qui ont été englouti et parfois pas tous.  S’il en est ainsi du bilan des pertes, qu’en est-il des informations nous assurant que les orques, les otaries, les dauphins et les ours « vont bien » ?
Sont-elles aussi  fiables ?

« Les orques, malgré l’eau boueuse, vont bien ».
Elles sont donc toujours dans de l’eau boueuse et chargée de microbes. Est-ce normal ? Est-ce sain pour elles ? A quoi passent-elles leurs journées, sans les shows ? A quelle dose reçoivent-elles des antibiotiques ? Puisqu’on apprend qu’elles sont nerveuses et qu’elles se battent, quel est le risque d’infection des blessures ?
Est-il vraiment impossible de leur trouver un autre endroit pour attendre la réparation des énormes systèmes de filtration ? Une baie fermée, par exemple, ou ce genre d’enclos marin géant qu’on avait construit pour Keiko au début de sa réhabilitation ?
Voilà qui leur referait certainement une santé, car on doute qu’à ce stade, la mer soit plus polluée que la piscine. En outre, la mer n’est pas loin. Il y a aussi des orques libres en Méditerranée. Cela distrairait nos captifs mieux que des jouets en plastique.

– « Comme si les catastrophes naturelles étaient dues aux hommes ! … ».
Cette jeune personne semble ignorer qu’un grave changement climatique est en cours sur la planète Terre, précisément pour des causes anthropiques. Et que des catastrophes de ce type se reproduiront à un rythme soutenu à l’avenir toujours plus violemment. Le fait que le Marineland se situe en terrain inondable et marécageux fait courir des très graves risques aux animaux du parc.
Dans 45 ans, le parc d’attractions de M. Giampaolo ne sera plus qu’une ruine engloutie, sous le soleil saharien de la Côte d’Azur.

– « L’intégralité de ces animaux sont nés dans des parcs. S’ils sont mis dans leur espace naturel, ils ne survivront pas 24h ».
Ce n’est sans doute pas l’avis de Shandy et Pashosh, deux dauphins nés captifs en Israël et réintroduits avec succès en Mer Noire.
En outre on peut s’étonner qu’une employée de « zoo » puisse avancer cet argument, car il est un constat d’échec.
Le but premier de ces « instituions scientifiques » n’est-il pas de conserver les espèces et les réintroduire en milieu naturel ? Le fait qu’ils ne puissent pas survivre en liberté prouve d’évidence que leur environnement éthologique est inadéquat, puisqu’il a produit des animaux sauvages totalement dépendants de l’homme. On retrouve par ailleurs sur les lèvres de cette dresseuse le même argumentaire éculé que celui de son patron.
Personne n’a évidemment jamais songé une seule seconde à jeter les orques d’Antibes au milieu de l’Océan. C’est tronquer délibérément le propos des défenseurs des cétacés que de revenir sans cesse à cet axiome. Les plans des sanctuaires ont déjà été conçus. Ils sont le passage obligé à toute réhabilitation.

– « A l’avenir, ceux qui dispersent de fausses informations publiquement et qui ne savent rien de ce qui se passe dans le parc sont priés de se taire ».
Comment nous y forcer ? On ne demande qu’à en savoir plus, vraiment plus et nous cesserons alors de diffuser des fausses informations. Le Marineland serait donc bien inspiré d’autoriser une commission scientifique indépendante à visiter au plus vite ses installations et de prendre pleine connaissance de l’état psychophysiologique des orques.
La présence de celles-ci dans des eaux non filtrées pour une durée indéterminée menace tout simplement leur vie. Il s’agit d’une question importante et les assurances du Marineland, juge et partie dans cette affaire, ne sont pas nécessairement crédibles en la circonstance.
Elles le sont d’autant moins que tout récemment encore, le parc n’a révélé la mort de deux de ses dauphins qu’avec 7 mois de retard et que l’orque Freya est morte d’une « longue maladie » dont on ne connaît toujours pas la nature.

freya

Freya

Enfin, si aimer les animaux, c’est aimer les voir prisonniers, si c’est les masturber, si c’est leur limer les dents, si c’est rationner leur nourriture pour les faire obéir, si c’est les droguer, si c’est les entendre se taper la tête contre les portes de leurs cachots la nuit, si c’est les séparer de leurs parents, de leurs amis ou de leurs enfants, si c’est leur imposer une vie réduite et monotone, alors non, nous ne partageons certainement pas le même amour des animaux !

shoukamerlin

Shouka et son ami Merlin aux USA. Shouka fut arrachée à sa maman Sharkan et à son père Kim2 pour vivre seule pendant dix ans à Vallejo (USA).

 


La triste vie de l’orque Valentin au Marineland d’Antibes