Whale Sanctuary Project : la vie des orques va changer !

Whale Sanctuary Project : la vie des orques va changer !

C’est l’aube d’une nouvelle ère pour les cétacés captifs à la retraite ou peu susceptibles de pouvoir regagner l’océan. Grâce à un modèle-type de sanctuaire marin, une nouvelle organisation établit des plans pour le futur.
Lancé le 5 mai 2016 avec le généreux soutien de Munchkin, Inc., le Whale Sanctuary Project est en train de créer un sanctuaire côtier où les cétacés – orques, dauphins, bélugas ou marsouins – pourront vivre de façon permanente dans un environnement aussi proche que possible de leur habitat naturel, avec le plein appui d’une équipe dévouée à leur bien-être.

Les cétacés sont très animaux intelligents, dotées de vies sociales complexes.
L’opinion publique s’oppose de plus en plus à leur enfermement dans des réservoirs en béton. La nouvelle association sans but lucratif, forte des compétences d’un panel d’experts en cétologie, en comportement animal, en médecine vétérinaire, en élevage de cétacés, en droit et en politique, a décidé de jeter les bases concrètes de la création de sanctuaires marins permanents. Son équipe scientifique de haut niveau est chargée de produire un plan viable pour la construction et la gestion de refuges de ce type en Amérique du Nord, et pour sélectionner l’emplacement le plus apte à assurer un avenir meilleur aux anciens cétacés captifs.

La nouvelle organisation est dirigée par le Dr Lori Marino, directeur exécutif du Centre Kimmela pour la défense des animaux, le Dr Naomi Rose, spécialiste des mammifères marins de l’Institut du bien-être des animaux, et David Phillips, co-fondateur et directeur exécutif du Earth Island Institute.
« Il y a des sanctuaires pour d’autres grands mammifères très sociaux et qui parcourent de grands espaces. C’est le cas des grands singes et des éléphants, mais il n’y en a nulle part dans le monde un seul refuge similaire pur les dauphins captifs ! » a déclaré Lori Marino, une neuroscientifique experte en cognition animale. «Depuis longtemps, des initiatives de sanctuaires pour cétacés ont été lancés, mais nous avons maintenant la meilleure équipe possible d’experts pour assurer une qualité de vie optimale et les meilleurs soins à chaque cétacé recueilli ».

Le sanctuaire prévu servira essentiellement aux orques, bélugas et dauphins endémiques des eaux plus froides mis à la retraite par les delphinariums.
Cet espace pourrait accueillir aussi les animaux blessés ou malades sauvés de l’océan. Ceux-ci seront soignés sur place et facilement réhabilitables. En revanche, les cétacés retraités de l’industrie du divertissement, qui n’ont jamais connu la vie en mer, sont considérés comme des candidats peu probables à la libération. Ils seront donc soignés pendant toute leur vie dans les vastes installations du sanctuaire. Celui-ci serait ouvert au public sur une base régulière, de manière à ne pas perturber les animaux, tout en offrant des programmes de conservation et d’éducation complets.

13147651_10210034540527136_7670545373567614099_o

Le projet Whale Sanctuary a reçu un don initial de 200 000 $ de Munchkin, Inc., une société de produits pour bébé connue mondialement.
Munchkin, Inc. a récemment sa campagne «Orcas Live in Oceans » pour sensibiliser le public à la situation des orques captives. Il a retiré son orque de bain de sa collection de jouets très populaire. La société a également promis un total de 1 million $ au moins pour assurer l’achèvement du projet.

« Munchkin est depuis longtemps convaincu de la nécessité d’un sanctuaire côtier dans les eaux naturelles, comme solution alternative au maintien des orques en bassin. C’est pourquoi nous sommes enthousiastes à l’idée de soutenir les efforts du Whale Sanctuary Project au nom des cétacés retraités de l’industrie du divertissement», a déclaré Steven Dunn, PDG et fondateur de Munchkin. « Nous nous engageons non seulement à aider ces majestueux mammifères, mais aussi les parents et les enfants à comprendre ce qu’ils peuvent faire pour que les orques et les dauphins vivent le reste de leur vie dans la joie et la sécurité. »
Les fonds de Munchkin seront utilisés pour une première recherche du site parfait, ce qui consiste à étudier les conditions géographiques, océanographiques et anthropiques uniques d’un certain nombre de zones côtières possibles. Un plan stratégique doit également être élaboré pour la construction et l’exploitation du sanctuaire, ainsi que pour le transport et les premiers soins à donner aux cétacés sur place.

Le personnel, les membres et les conseillers du Whale Sanctuary Project représentent certains des scientifiques les plus expérimentés au monde entier dans leur domaine. Mais il y a aussi des cliniciens, des ingénieurs, des avocats, des experts d’affaires, des défenseurs des animaux marins, des biologistes, des vétérinaires de la faune sauvage, des zoologistes, des chercheurs universitaires et d’anciens dresseurs de parcs marins qu se sont engagés dans cette belle aventure !

D’après le communiqué du  Whale Sanctuary Project

30 janvier 2019

Une «maison de retraite» pour baleines en Nouvelle-Écosse?

HALIFAX – Un organisme américain de protection des animaux fait la tournée des localités côtières de la Nouvelle-Écosse dans l’espoir de trouver une communauté qui souhaiterait devenir une «maison de retraite» pour baleines et dauphins élevés en captivité.

Le «Whale Sanctuary Project» tiendra des réunions d’information publiques à Dartmouth, Liverpool, Port Hawkesbury, Sherbrooke et Sheet Harbour afin de créer éventuellement un «sanctuaire balnéaire» pour les bélugas libérés des parcs aquatiques. La première rencontre aura lieu jeudi à Dartmouth.
Le directeur de l’organisme, Charles Vinick, a rappelé que la communauté sélectionnée pourrait bénéficier de création d’emplois et d’avantages économiques avec un centre d’interprétation – sans compter l’achat local de tonnes de poisson congelé pour nourrir les baleines.
Ce serait l’un des rares sanctuaires de ce genre dans le monde pour les mammifères marins. M. Vinick explique que la plupart de ces animaux n’ont jamais appris les techniques de survie, et ils ne peuvent donc pas être relâchés en pleine mer.

L’organisme recherche une zone de 40 hectares le long de la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse, qui pourrait devenir une deuxième maison pour les baleines retraitées ou en réhabilitation après une blessure. On estime qu’il en coûterait environ 20 millions $ pour créer le sanctuaire et le faire fonctionner à long terme.
L’organisme évalue depuis deux ans différents sites en Amérique du Nord, et la côte sud-ouest de la Nouvelle-Écosse s’est finalement imposée.
Selon la fondation britannique «Change for Animals», on compte au moins 2300 cétacés en captivité dans le monde, dont environ 2000 dauphins, 200 bélugas et 53 orques (épaulards). Mais ces chiffres devraient diminuer dans les années à venir, notamment en Amérique du Nord. L’Aquarium de Vancouver a ainsi annoncé qu’il ne garderait plus de baleines et de dauphins en captivité.

Et pendant ce temps, dans les bassins….

Comment va réagir SeaWorld ? Comment va réagir le Marineland d’Antibes ? 
Vont-ils continuer à persister dans une voie de garage, alors que pour eux, tous les indicateurs sont en rouge qui indiquent clairement que le public ne veut plus voir d’orques en captivité ?
Jusqu’ici, les atermoiements en matière de sanctuaires marins ont toujours servi les industriels de l’esclavagisme cétacéen. Le soutien de la firme Munchkin change désormais la donne.
Une solution pleinement fiable se met enfin en place ! Aujourd’hui qu’elle existe, il serait suicidaire de la part des derniers delphinariums d’Europe et des USA de ne pas y collaborer.
Les soigneurs et dresseurs n’ont pas à craindre le chômage : on aura besoin d’eux pour prendre soin des cétacés les plus usés par la captivité.

Une mort précoce et désespérante : c’est le destin qui attend toutes les orques captives, à moins qu’on ne les déplace dans un sanctuaire. 


Un sanctuaire marin n’est pas une cage de mer

Sea Life et les bélugas de Shanghai

Les dauphins de Baltimore se préparent pour la Floride

Peut-on libérer les cétacés captifs ?

Pourquoi les zoos et les delphinariums doivent devenir des sanctuaires

Réhabiliter les dauphins captifs