Prison des baleines : le plan de sauvetage des orques



Orques russes en liberté. Photo FEROP Russian Orcas

Prison des baleines : le plan de sauvetage des orques russes

Plan « Pour une gestion humaine des orques« 
Version courte du plan de libération des 11 orques.
Vladimir Latka

Ce plan est une description des techniques applicables aux jeunes orques captives pour les amener sur les lieux de leur libération et assurer leur sécurité au moment de la réunification avec leurs familles ou avec d’autres groupes d’orques sauvages.

Le plan vise à réduire au minimum le risque de décès parmi ces animaux aux stades de la réadaptation, du transport, de la recherche des familles, de la resocialisation des plus jeunes au sein d’un groupe.
Son but principal est d’assurer le retour à l’environnement naturel et social d’un nombre maximal de jeunes cétacés.
Le deuxième objectif est la mise en place de normes modernes et humaines pour le traitement de ces animaux hautement évolués.

NEW footage of the 11 #Orca currently being held in Srednyaja Bay Russia, that were caught over the summer. The investigation by officials continues into the validity of their #capture permits. If denied release, there's the possibility they will be sold to marine parks in China for millions of dollars a piece, where they'll perform in featurless tanks thousands of miles away from their ocean home, and are likely to die at young ages. #DontbuyaTicket #CaptivityKills #SaveDolphins #Ferop #Kaptive8Orcas#BoycottSeaWorld🔊📽️ Vestiprim/Inherently wild.

Posted by Kaptive8 Orca's on Friday, December 7, 2018

Situation actuelle

Confinés dans un espace limité, réduits à des mouvements limités, à la malnutrition et à leur présence au sein de collectivités artificielles mal assorties, les bélugas et les orques juvéniles perdent à la fois leur énergie, leur santé, leurs défenses immunitaires, leurs compétences à la chasse et à la vie sociale.
Une partie d’entre se trouve sous la coupe d’individus plus grands, stressés et agressifs. Associé au traumatisme aussi extrême pour un cétacé que pour un bébé chimpanzé que le souvenir douloureux de leur capture et de leur séparation d’avec leurs parents, l’ensemble de ces facteurs affecte de façon combinée le psychisme de la plupart des cétacés présents.
Il est donc urgent de retirer les nourrissons et les juvéniles des groupes où ils ont été placés, il faut se hâter de les faire bouger plus, de les nourrir mieux, afin qu’il puissent survivre à leur libération.

La composition des groupes et les compétences des orques juvéniles.
Les entreprises gérant ce camp de détention se refusant à livrer quelque information que ce soit, il faut se reporter à la vidéo diffusée sur Interne pour juger des groupes d’âge. On y voit principalement des jeunes de deux à trois ans, même s’il y a parmi eux des enfants de 4 ou 5 ans et d’autres de moins de deux ans.

Ces jeunes orques proviennent de familles différentes, peut-être même de différents clans familiaux au sein des tribus nomades.
En raison de leur jeune âge, ils n’ont donc qu’une expérience minimale de la chasse ou ne l’ont pas du tout. De même, ils n’ont pas eu le temps d’apprendre les itinéraires habituels de leur tribu à partir de la zone de capture et ne peuvent donc les rejoindre.
Tous sont affaiblis par la longue période qu’ils subissent depuis des moins dans leurs cageots, déprimés, entassés, à passer leur journée à mendier de la nourriture immobiles toute la journée.

Les options

Plan N°1

La solution proposée par certains groupes de défense de animaux de remettre les jeunes directement à la mer sans préparation, signerait leur arrêt de mort.
Si le plan No 1 devait être mis en œuvre, il est très probable que, dans quelques jours, les petits se seront divisés en plusieurs groupes. Les plus âgés d’entre-eux se déplaceront peut-être vers le nord-est à la recherche de de nourriture mais les orques vont errer près du point de lâchage et reviendront sans doute quémander de la nourriture.

Pour maintenir sa force et son équilibre dans l’eau, chaque enfant doit manger au moins 30 kg de nourriture fraîche par jour. Il sera très difficile aux plus petits et aux plus faibles d’entre eux de récolter tant de nourriture par leurs propres moyens. tout seuls. Ils risquent de mourir de faim et de soif très rapidement.

Ces jeunes orques en prison ne peuvent pas rester ici plus longtemps : elles désapprennent à vivre libres !

Plan N°2

La deuxième option proposée est de déplacer les jeunes orques vers un centre de réadaptation dans la baie ou à proximité et de les y garder jusqu’au printemps,lorsque la sélection aura été faite.
Cette solution est critiquable à deux niveaux :
– D’abord parce qu’elle suppose des moyens importants et du personnel présent sur les lieux pour un temps limité. Lorsque le moment de la réadaptation arrivera, le centre sera déjà en train d’être démonté.
– Ensuite, parce que cela ne fait que repousser encore ce moment important, et que plus le temps passe, plus les orques sont nourries par leurs gardiens, plus la resocialisation de ces animaux deviendra difficile.

Le filet-enclos mobile du plan de sauvetage N°3 (Dessin de Vladimir Latka)

Plan N°3

Une troisième option a donc été proposée par Vladimir Latka dès le 8 novembre 2018. 

Après l’inspection des vétérinaires, nous renvoyons toutes les jeunes orques les plus saines et les plus vigoureuses à leurs familles, en les déménageant toutes ensemble dans un grand filet-habitat.
Le transfert hors des enclos n’aura pas à s’accompagner de captures préalables, de sorties de l’eau, de séjour en hamac et d’autres facteurs traumatisants. Il suffira d’ouvrir la porte de leurs enclos et de les guider vers l’espace du filet placé à proximité. Le stress sera réduit au minimum.

Puis le filet se referme. Les orques continuent à nager mais très lentement, le chalutier se met en route. Poussés dans le dos, les orques suivront le mouvement à l’allure du bateau de pêche. Il faudra prendre soin d’ajuster sans cesse la vitesse du mouvement aux possibilités physiques de plus jeunes, qu bénéficieront d’ailleurs grandement de ces exercices. Mouvement et repos (semi-sommeil) devra être pris en compte en se concentrant sur le comportement des animaux.

La vitesse du bateau sera probablement très lentes durant les dix premiers kilomètres.
En chemin, on nourrira les orques abondamment et l’on fera des pauses longues et nombreuses. Peu à peu, à ce régime, les plus jeunes retrouveront leur forme. Ils s’entraîneront, s’entraideront, s’encourageront les uns les autres par leurs progrès respectifs et retrouveront aussi les sons et les courants de leur univers marin.
Au moment de leur arrivée au point de rencontre avec leur famille préalablement sélectionné, ces enfants auront déjà pris du muscle poids et de la graisse.
On les nourrit la dernière fois puis on ouvre l’enceinte en filets.

 

La Mer d’Okstov reste aujourd’hui l’un des endroits le plus sauvage au monde. Plus pour longtemps… ,

 

Tous sont libres.
Mais à cet endroit précis où on les a relâchés, on installe un radeau-ponton, équipé d’un signal sonore.
Une fois par jour, il est activé sous l’eau pour avertir les plus petits et les moins débrouillards qu’un repas est servi, s’ils en ont besoin. La nourriture doit être suffisante pour les maintenir la force, mais ni abondante ni délicieuse, de sorte que ces juvéniles soient incités à chasser par eux-mêmes.
Certains d’entre eux finiront par retrouver leurs familles mais en même temps, ils sauront qu’il existe un endroit où retourner et restaurer les forces en cas d’échec. Très probablement, la plupart des plus petits vont d’abord rester près du ponton ancré tout en se promenant dans des aires de plus en plus larges.

Les familles et les clans d’orques adultes, qui passent près du point, vont entendre les bébés appeler, ils vont retrouver leurs enfants et sans doute, en emmèneront quelques autres avec eux.
Les gardiens qui vivent sur la rive près du ponton et qui nourrissaient ces jeunes orques pourront arrêter le travail lorsque le dernier bébé sera reparti dans sa famille et sera en sécurité avec elle.
Si l’un des juvéniles ne s’en va toujours pas, c’est qu’il n’a pas été kidnappé dans cette région. A la fin du printemps, il faudra donc l’amener près des îles Chantar, où certaines orques ont été capturées et où sa famille doit forcément se trouver.

Photo Hakai Magazine

Destination

Le lieu vers lequel les jeunes orques peuvent être transférés avec l’aide de ce filet-enclos doit être choisi par les scientifiques sur base de l’ensemble des connaissances disponibles à propos des déplacements hivernaux des orques. En outre, cette zone devrait être giboyeuse, afin que les plus jeunes aient l’occasion de s’exercer aux techniques de chasse. De tels endroits existent au Cap Terpenia, au bout de l’île de Sakhaline, face à la mer d’Okhotsk. ou encore autour de l’île de Shikotan. Tous deux sont éloigné de quelque 1.3000 kilomètres. À la vitesse moyenne du déplacement de l’enclos mobile, soit une moyenne de 5 km /heure, le convoi d’orques devrait arriver à bon port au bout de quinze jours.

L’enclos mobile

Le moyen de transport des orques, le filet-enclos, est actuellement en cours de développement avec la participation des meilleurs spécialistes en Russie. La conception est basée sur celle des chaluts pélagiques de pêche. Il devrait mesurer 35 x 120 x 12 mètres. Un tel enclos peut tiré par un grand chalutier. Il conviendra d’y ajouter un système de contrôle optique constant de l’état et du déplacement des orques dans le système d’habitat, une alerte avec réduction automatique de la vitesse en cas de fatigue ou de problèmes avec les cétacés.

Il faut également prévoir un petit ponton flottant, deux canots gonflables avec moteurs, des réserves de poissons vivant et congelé, un accord contrat avec les pêcheurs pour la livraison régulière de ces produits, etc.

Les orques du Cap Patience

L’identification des orques

Tous les jeunes orques libérées de devront être marquées au froid de manière visible à l’aileron dorsal, de sorte que les scientifiques ou des bénévoles puissent suivre leurs déplacements après le relâcher en mer. Il exister des méthodes tout à fait indolores pour cela. La mise en place sur ces jeunes orques de balises satellites est absolument inacceptable, car elles doivent être fixées avec des épingles qui traversent l’aileron. à travers la nageoire dorsale, Les scientifiques vont essayer d’insister sur ce point, mais le public doit exiger une méthode moins intrusive et traumatisante. Ces enfants ont déjà subi assez de souffrances de notre part.

 

Dressage précoce

Le sauvetage des bélugas

Presque tout ce qui a été dit au sujet des orques vaut pour les bélugas. Bien sûr, il y a des différences. Sans entrer dans les détails, nous dirions que le plan no 1 aurait un peu plus de chances de succès pour eux que pour les orques, mais l’on risque la mort de beaucoup d’entre eux : la baie ne leur est pas familière, le poisson qui y nage est différent de celui qu’ils connaissent, et la géographie de la Mer du Japon est inconnue de ces bélugas. En outre, ils peuvent également se retrouver prisonniers des glaces dans le détroit de Tatarie. Le Plan N° 2 rencontre les mêmes critiques que pour les épaulards.

Par conséquent, le plan N°3 doit également mis en œuvre pour les bélugas. A ceci près que l’enclos-filet devra se déplacer encore plus lentement et se diriger vers des lieux de rassemblement saisonnier propres aux bélugas.
D’une manière générale, s’il est appliqué avec soin, le plan no. 3 permettra une opération de libération sans aucune perte de vies animales.

Pour une gestion humaine des orques
Version courte du plan de libération des 11 orques.
Vladimir Latka


AGIR

Pour aider de manière efficace et concrète les orques et les bélugas toujours enfermés dans la « prison des baleines » en Russie, rejoignez massivement la campagne Free Russian Whales !
Ecrire ici : http://freerussianwhales.org/en/help/

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