Prison des baleines : libérer les orques pour les re-capturer



Les orques, capturées très jeunes, doivent impérativement être réhabilitées progressivement sur leur lieu de naissance

Prison des baleines : libérer les orques pour les re-capturer

Prison des baleines : libérer les orques pour mieux les re-capturer !
C’est la manoeuvre grossière que le gouvernement russe, sous la pression de l’Industrie de la captivité locale, entend mettre en oeuvre pour pouvoir vendre ses orques et ses bélugas aux commanditaires chinois.
En juin prochain, malgré l’avis des experts russes et internationaux, les orques ne seront pas ramenées dans leur habitat d’origine mais relâchées près de leurs enclos.
Le but de ce scandaleux revirement est de pouvoir re-capturer les malheureux cétacés incapables de s’en sortir seuls sans le moindre processus de réhabilitation préalable.

 

11 orques et 90 bélugas ont été capturés l’été dernier et gardés dans de petits enclos par des entreprises commerciales avec l’intention de les vendre à des delphinariums en Chine, où l’industrie est en plein essor.
Les dix orques survivantes seront relâchés « de la fin mai à début juin », a déclaré l’académicien Vyacheslav Roznov, directeur de l’Institut de l’Ecologie et de l’Evolution A.N. Severtsov, lors d’un point de presse au ministère russe de l’Environnement.

Lorsqu’on lui a demandé si les orques seraient ramenés dans la baie de Nikolai en Mer d’Okhotsk, où elles avaient été capturées, Roznov a répondu :
« Si vous collectez suffisamment d’argent pour ce transport, nous sommes prêts à examiner cette question, mais la décision à ce sujet est prise par les autorités. La science ne donne que des avis scientifiques. Pour nous, les autorités sont le ministère des Ressources naturelles et de l’Écologie de la Fédération de Russie et l’administration du kraï du Primorski, où se trouvent ces animaux.
Nous pensons qu’il serait sans doute bon d’emmener des orques là où ils ont été capturés, mais il n’y a pas d’argent pour la libération de ces animaux dans ces endroits. Il y a d’autres endroits où nous pensons qu’il est possible de les libérer – notamment la baie de Srednyaya, où ils se trouvent maintenant.
Nous espérons que les animaux relâchés iront dans le nord et retourneront dans leurs eaux natales ». 

Les orques seront donc libérées directement dans la baie où elles ont été détenues pendant un an, non loin de la ville de Nakhodka, à plus de 1.300 kilomètres au sud de leur lieu de capture.
Les cétacés ont de fortes chances de « rester près des enclos où elles ont été nourries » et pourraient sans doute « perturber les vacanciers » dans les stations balnéaires voisines, a reconnu Rozhnov. Néanmoins, le Ministère de l’Environnement a cru bon de préciser dans un communiqué que le transport des animaux vers la mer d’Okhotsk pourrait les blesser et leur causer du stress.
«Construire des enclos de réhabilitation sur un site de libération lointain serait trop compliqué. En raison de contraintes de temps, il est difficile de réaliser cela ».

Le mois dernier, des responsables russes avaient rencontré les écologistes américains Jean-Michel Cousteau et Charles Vinick, qui ont visité l’établissement.
Rozhnov a déclaré qu’aucune décision n’avait encore été prise pour les les bélugas, qui pourraient tout aussi bien rester encore un an de plus dans les mêmes enclos !

Dans un communiqué de presse publié mercredi dernier, Jean-Michel Cousteau a exhorté le gouvernement de la Fédération de Russie à reconsidérer le plan de libération des orques dans la baie de Srednyaya. qu comportait un « grand nombre de risques importants », dont notamment des comportements agressifs déjà observés chez certaines de ces orques naturellement carnivores.
« Le plan annoncé le mercredi 15 mai 2019, visant à libérer les 10 orques directement dans la baie de Srednyaya ne tient aucun compte des recommandations de notre équipe internationale de spécialistes.
Ce plan n’est pas non plus conforme à l’option de libération optimale convenue par le groupe de travail du VNIRO Consilium pour la réadaptation des orques et des bélugas, qui s’était réuni le 14 mai.

«Cela met en danger le bien-être de ces orques et compromet leur survie à long terme », a insisté Cousteau.
« Nous ne pouvons ni soutenir ni participer à ce plan. »

« La préoccupation majeure de ce plan de libération devrait être le bien-être des orques et des bélugas et leur survie à long terme » a-t-il ajouté. « Le plan doit prévoir la plus grande probabilité de réussite de la réintégration sociale et la plus grande probabilité d’amener les cétacés vers le meilleur habitat pour la recherche de nourriture. Le fait de renvoyer ces orques et ces bélugas à des endroits proches de l’endroit où ils ont été capturés répond au mieux à ces objectifs ».


« La libération des orques dans la baie de Srednyaya, comme suggérée lors d’une réunion d’information tenue au ministère des Richesses naturelles le 15 mai, ne répond à aucun de ces critères de réussite
.
Et, si cela est fait dans les délais impartis, le plan ne laisse pas suffisamment de temps pour réadapter le comportement des orques de la captivité à la vie dans la nature.
Cousteau a mentionné un certain nombre de risques évidents liés à la libération dans la baie de Srednyaya, notamment la probabilité que des agents pathogènes envahissants n’affectent les cétacés. Il y a en core un plus grand risque que les orques retournent dans la baie de Srednyaya pour y mendier leur nourriture en dérangeant les bateaux et les vacanciers, en volant les poissons des pêcheurs et en se faisant prendre dans les filets. Si elles étaient relâchées à Srednyaya, les orques risqueraient de ne pas s’adapter aux conditions de la vie sauvage et de mourir à court terme ».

Jean-Michel Cousteau a enfin déclaré que son équipe restait déterminée à fournir une expertise et une assistance afin de faciliter un programme de réhabilitation et de libération responsable, et à aider à mobiliser les ressources internationales si une telle assistance était nécessaire.
« Je pense que les Russes et les peuples du monde entier soutiendront un tel plan », a-t-il déclaré. « Mais nous ne pouvons ni soutenir ni participer à un plan de mise en liberté mettant en péril la santé, le bien-être et la capacité de survie de ces animaux.»
Les cétacés doivent être emmenées là où ils ont été capturées après une « période d’acclimatation » dans des enclos éloignés.

La Russie est le seul pays au monde qui capture encore des orques et des bélugas sauvages. Le commerce controversé des mammifères marins a explosé ces dernières années, de même que l’industrie des aquariums en Chine, qui utilise des animaux russes dans ses nouveaux parcs marins.
Bien que certains responsables russes aient pu défendre ces captures en tant qu’industrie légitime, les scientifiques affirment qu’elle menace gravement les populations de l’espèce.

Ru/EnВ Приморье экологи требуют выпустить косаток в месте их обитанияАктивисты Гринпис России потребовали провести реадаптацию косаток и белух, которых содержат в так называемой "китовой тюрьме" в Приморье, и выпустить животных в месте отлова. Экологи на надувных лодках и каяках развернули в 150 метрах от вольеров баннеры "Освободить, а не выбросить" и "Нет китовым тюрьмам", а также тридцатиметровый плакат "СВОБОДУ КИТАМ".Поводом для акции послужило заявление местных властей о том, что косаток могут выпустить не в месте их обитания, а в бухте Средняя, где расположена "китовая тюрьма". Перевозка 10 животных к Шантарским островам может стоить около 100 миллионов рублей, а у властей таких денег пока нет.Экологи считают, что освобождение косаток непосредственно в бухте подвергнет животных риску. "Возможно, всё это делается для того, чтобы киты не уплыли из бухты и можно было смело заявить, что они не смогут больше выжить в диких условиях, а затем продать в китайские океанариумы", – предположил эксперт Greenpeace Оганес Таргулян.Косаток собираются отпускать на волю в мае или июне. Когда освободят 87 белух – неизвестно. В Министерстве природных ресурсов не исключат, что они проведут в "китовой тюрьме" ещё одну зиму.——-Environmentalists demand the release of killer whales in their habitatActivists of Greenpeace Russia demanded that the killer whales and beluga whales, kept in the so-called "whale jail" in Primorye, be re-adapted and released at their place of capture.Environmentalists on inflatable boats and kayaks displayed “Free, not throw away” and “No whale jail” banners, 150 meters from the enclosures, as well as a thirty-meter poster “FREE THE WHALES”.The reason for the action was a statement from local authorities that orcas cannot be released back into their habitat [ In the sea of Okhotsk], but will be released right in Sredny Bay, where the “whale jail” is located.Transportation of 10 animals to the Shantar Islands in the Sea of Okhotsk may cost about 100 million rubles, and the authorities have stated they do no have the budget for this.Environmentalist believe that the release of orcas directly into the bay will put animals at risk.“Perhaps all this is done so that the whales do not swim out of the bay and it can be safely stated that they will not be able to survive in the wild anymore and then sell them to Chinese aquariums.” – suggested Greenpeace expert Oganes Targulian.Orcas are planned to be released in May or June of 2019. When the remaining 87 beluga whales are going to be released is not known.The Ministry of Natural Resources does not exclude that they will spend another winter in the "whale jail".#СвободуКосаткам#СвободуБелухам#КитоваяТюрьма#Владивосток#Белухи #Косатки #Дельфины#whalejail #дельфинарий

Posted by Save Dolphins / Дельфины и киты / Dolphin Project on Friday, May 17, 2019

 

Comment aider les orques et les bélugas de la prison des baleines ? 

Laissez un commentaire avec votre avis sur la page Facebook du Ministère des Ressources naturelles. Ne restez pas silencieux! Aidez les orques et les bélugas de la baie de Srednyaya !
Voici les message de Dauphins Libres :
« La Russie avait assez d’argent pour aller capturer des orques et des bélugas et s’enrichir de leur exploitation ! Ne nous faites pas croire qu’il est impossible de ramener les détenus de la prison des baleines sur leur lieu de capture ! Vous voulez juste les garder pour vous et les revendre aux Chinois ! Honte à la Russie corrompue ! Faites payer les delphinariums qui exploitent déjà des cétacés ! »

Nous devons aider les courageux activistes russes qui se battent pour les orques et les bélugas de la prison des baleines !

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