Qui sont les orques de Shanghai ?



Les orques du Haichang Polar Ocean World à Shanghai sont au nombre de quatre.
Les orques du Haichang Polar Ocean World à Shanghai sont au nombre de quatre, toutes capturées en Mer d’Okhotsk.

Qui sont les orques de Shanghai ?

Qui sont les orques détenues à Shanghai, dans les bassins du Haichang Polar Ocean World ?
On en sait fort peu sur elles, mais une chose est sûre : elles sont quatre, elles sont jeunes, elles sont russes et elles s’adaptent très mal à leur nouvelle vie d’esclaves en espace confiné, que supervisent en sous-main des dresseurs experts envoyés par Sea World…   


Wow est la plus grande orque du parc marin de Shanghai.
Ce jeune mâle serait âgé de 11 ans.
Son nom n’a pas été confirmé par Shanghai, seul un article de presse l’a mentionné ainsi. Il est possible que ce ne soit qu’un nom de scène.
Wow a été capturé en Russie dans la Mer d’Okhotsk, autour de 2014. Il n’avait que alors six ans.
Après sa capture, il fut d’abord transféré dans un bassin secret du Dalian Laohutan Ocean Park avec les trois autres orques, afin d’être rapidement dressés pour l’inauguration du parc marin géant de Shanghai. Les quatre orques ont probablement été déménagées à Shanghai en novembre 2018 et le parc a officiellement ouvert ses portes le 16 novembre.
Son passe-temps favori : rester des heures immobile à flotter en surface.

Dora est une orque russe dont l’âge est estimé à 7 ans.
On ne sait pas non plus grand chose sur elle et son nom n’a pas non plus été confirmé. Dora a probablement été capturée en 2015, quand elle avait trois ans, au même endroit que Wow, qu’elle a suivi au Dalian Laohutan Ocean Park avec les deux autres. Dora est la plus petite orque du parc.

Quant aux deux dernières orques, nous ne disposons d’aucune information à leur propos.
Mais il s’agit certainement d’autres victimes des captures en série menée par l’agence russe TINRO et de ses patibulaires hommes de main pour le compte de quatre sociétés russes bien connues sur la place de Moscou.
Toutes les quatre ont été arrachées entre 2013 et 2016 de l’une de ses tribus nomades et chasseresses de baleines qui, autrefois, vivaient heureuses dans les eaux glacées de l’Extrême-Orient russe, avant que la folie des delphinariums ne frappe la Chine comme une gangrène.
Toutes quatre ont séjourné à la Prison des Baleines mais n’ont pas eu la chance d’en être libérées.

Ici, trois orques sur quatre exécutent le show . Une femelle est absente.
Ici, trois orques sur quatre exécutent le show . Une femelle est absente.

Blessures et stéréotypies

Lors d’une première visite de la China Cetacean Alliance en décembre 2018, les quatre orques ont fait le spectacle ensemble.
À ce moment-là, le plus jeune des mâles était déjà couvert de marques de morsures en râteau, provoquées par les dents des autres cétacés.
En juin 2019, le jeune mâle présentait des cicatrices plus profondes encore et certaines d’entre elles étaient toutes récentes, selon le Dr Naomi Rose. L’un des femelles n’a pas participé au show.

Au cours de cette visite, on a pu observer l’un des orques femelles en train d’avaler une corde attachée à un flotteur puis, après l’avoir régurgité, vomir tout le contenu de son estomac. Cela s’est produit deux fois en moins de 60 minutes. C’était d’ailleurs l’orque qui n’a pas fait le spectacle. Ce comportement équivaut à la boulimie et à l’automutilation.
Notons en outre que cette malheureuse femelle portait aussi une plaie circulaire ouverte sur son menton mais son origine n’était pas évidente. 

Une orque femelle avale puis régurgite une longueur de corde de façon stéréotypée
Une orque femelle avale puis régurgite une longueur de corde de façon stéréotypée

#Repost @ningyo_la_mar_daprop• • • • • •Exclusive video from 🇨🇳️ Shanghai Haichang Ocean Park Killer Whales, taken 31.08.2019. One of the youngest killer whales, again with a typical wound from attacks between them in his/her jaw.It also seems to show strange behavior at the bottom of the pool, while the other orca intimidates her/him.This young Orca will spend the rest of the life being bullied.full video in FB.."Due to the manipulation of family units and the creation of artificial pods in captivity, incompatible individuals are forced into close proximity with one another. The resulting anxiety and tension, as well as the added stresses of living in an unnatural environment, causes excessive aggression between tank mates. This can be expressed in multiple ways such as ramming or tail slapping, but the most common form of aggression is raking.Raking is a natural assertion of dominance and aggression in the wild. It involves an orca dragging its teeth along the skin of another resulting in rake marks – characterised as thin, evenly spaced parallel scratches, usually in rows of no more than four. Rake marks are gained during determinations of dominance, reinforcements of the hierarchy (discipline) and rough play behaviours. However, orcas can also receive rake marks by being helped by another orca.Text from: https://www.inherentlywild.co.uk/"

Posted by China Cetacean Alliance on Wednesday, September 11, 2019

Bagarre dans le bassin
Bagarre en bassin clos. Ici, pas d’alliance, pas de rang, juste de jeunes orques aux bord des nerfs.

SeaWorld à la manoeuvre

Le personnel de l’aquarium semblait préparer les animaux pour une l’insémination artificielle, car les enquêteurs de la CCA ont remarqué que l’un des dresseurs massaient la région génitale de l’une des orques femelle.

Dans le stade dédié aux orques, il y a d’abord un avant-spectacle, avec un quiz et un dessin animé montrés sur l’écran géant du Jumbotron à l’intention des spectateurs. Les réponses au quiz contenaient des erreurs grossières, telles que «91 m» pour la question «À quelle profondeur peut plonger un orque ?».
La bonne réponse étant, comme chacun sait, 350 mètres.

L’animation diffusée par l’écran contenait une narration en anglais, qui donnait l’impression qu’elle avait été conçue par SeaWorld aux États-Unis. Vérification faite, il apparut que l’histoire avait en effet été écrite par Steve Welch, directeur de la création chez SeaWorld.
Le directeur du Shanghai Haichang Polar Ocean World et d’autres membres de l’équipe entretiennent des liens étroits avec SeaWorld.
En décembre dernier, lors du grand show des orques, nous avons vu parmi les dresseurs des individus d’origine clairement occidentale.
L’un d’eux, appelé «Matt» par les autres membres du personnel, est sorti de la salle de contrôle avec une veste SeaWorld sur le dos et un sifflet de dressage.

Il n’y a rien là rien de très surprenant. On sait que les aquariums chinois manquent cruellement d’expérience dans la gestion des orques captives, surtout quand elles sont carnivores et donc potentiellement beaucoup plus dangereuses que celles de Sea World, mangeuses de poissons. A Chimelong, c’est un dresseur français qui supervise l’élevage des 9 orques du parc marin.
En Chine, les dresseurs experts sont tous les bienvenus !

Après le spectacle, les visiteurs peuvent aller observer les orques au travers de deux fenêtres d’observation sous-marines. Il n’y a aucun panneau d’information décrivant la vie de ces cétacés pour les visiteurs, il n’y a qu’une bannière déployée avec les mots «Grand Sea Circus» devant la plus grande fenêtre d’observation….

N'importe qui deviendrait fou si on le privait ainsi de l'espace infini pour une vie d'esclave au fond d'un cachot.
N’importe qui deviendrait fou si on le privait ainsi de l’espace infini pour une vie d’esclave au fond d’un cachot.

La Chine détient actuellement 15 orques. 
Le Chimelong Ocean Kingdom en enferme 9.
Le Haichang Polar Ocean World de Shanghai, 4. 
Le Wuxi Changqaio Ocean Kingdom, 2.


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