Qui veut la peau de Dauphins Libres ?



Par prudence, on se contentera ici d’images copyrightés « Dauphins Libres » ou de captures vidéo.

Qui veut la peau de Dauphins Libres ?

Qui veut la peau de Dauphins Libres ? Depuis l’automne 2018, quelqu’un essaye de faire taire notre site. A trois reprises déjà – et ce n’est sans doute pas fini – des e-mails menaçants issus d’officines spécialisées nous réclament des sommes insensées pour la publication « illégale » de photos de dauphins.
Mais lesquelles et pourquoi ? Et qui qui coordonne ces étranges tirs groupés ?

Yotta après l’extraction de son foetus mort. La vidéo a été supprimée.

Ces photos, toutes fort anciennes puisque publiées sur Internet entre 2010 et 2013, proviennent de divers agences de presse. Aucune d’entre elles ne portait clairement le nom de leur auteur ni celle du journal qui la publiait, mais nous savions bien sûr qu’elles pouvaient être éventuellement couvertes par un droit d’auteur.
Avions-nous le choix ?

Ainsi, cette photo qui nous montrait Yotta après son avortement raté du 20 octobre 2010.
La malheureuse petite delphine, prisonnière du delphinarium de Bruges, souffrait de problèmes hormonaux, certainement dus aux inducteurs de fertilité dont le delphinarium flamand fait grand usage pour multiplier son cheptel.
Le bébé mort était resté coincé dans son utérus et il fallut l’en extraire à la main, après avoir vidé les bassins pour qu’elle s’échoue et qu’on puisse l’opérer. Sans anesthésie générale, bien sûr, puisque les cétacés, respirateurs conscients, meurent d’asphyxie dès qu’on les endort.

Bref, la photo, largement diffusée à l’époque sur les réseaux sociaux, nous montrait Yotta immobile et flottant dans sa piscine carrelée, le nez collé à un ballon qu’on lui avait manifestement mis sous le nez pour faire croire qu’elle jouait. Elle n’avait pourtant pas l’air très en forme. Cet « accident » faisait suite de la mort précoce de Flo (12 ans) et de Milo (8 ans), deux delphineaux nés captifs, morts eux aussi dans d’étranges circonstances.

C’est pourquoi nous avions repris cette photo sur le site Dauphins Libres, n’ayant évidemment pas accès aux coulisses de ce mouroir, comme l’étaient les journalistes de l’agence Photo News, fournisseurs en images de la Gazet van Antwerpen. Ce quotidien n’a jamais publié que des louanges à propos du Boudewijn Seapark et l’on peut donc comprendre que toutes ses portes leur étaient largement ouvertes, ce qui n’était pas le cas pour DauphinsLibres.

Début décembre 2019, averti par les chasseurs de primes de la société Permission Machine, le directeur de cette agence s’est soudainement aperçu que le cliché de Yotta figurait sur le site de Dauphins Libres. Ce qui nous vaut la coquette amende de 243 euros, frais de dossier compris, à payer au plus vite, bien sûr, car sinon, les frais de justice décupleront. Un peu cher pour une seule licence photo, généralement estimée en 10 et 50 euros.


Juste avant cela, toujours en décembre 2018, il y eut la mise en demeure de Copytrack, une agence basée en Allemagne et aux USA. Là encore, des journalistes non précisés d’une organe de presse non précisée se sont brusquement rendu compte qu’une photo aérienne du delphinarium de Harderwijk en Hollande figurait sur notre site.
Grave offense au droit d’auteur, en effet, surtout quand on sait que notre site dénonçait les pratiques de ce delphinarium, très proche de celui de Bruges, qui masturbait ses dauphins mâles pour les calmer.

Enfin, en novembre 2018, soit un mois avant ces tirs de barrage si bien coordonnés, c’est l’agence Belga elle-même qui nous traînait devant les tribunaux à moins que nous n’acceptions de payer la coquette somme de 1.070 euros.
Cette fois c’est l’agence Flinn qui avait découvert, au fin fond du site Dauphins Libres, deux vieilles photos du dauphin Dony– dénommé Rodolph pour l’occasion – en train de bondir devant la côte belge.
Une bien jolie photo trouvée en 2013 sur les pages d’un quotidien allemand, qui ne portait pas non plus le nom de son auteur ni celui de l’organe de presse qui l’employait.
Mais nous aurions du le deviner, alors même que cette image, à en croire Google Images, avait disparu de tous les réseaux sociaux et ne figurait plus que sur Dauphins Libres.

Pourquoi l’avoir publiée ?
Mais parce que nous avions eu la chance de rencontrer en personne cet extraordinaire dauphin voyageur à Dinterloord bien des années plus tôt et que ce retour en Belgique valait d’être mentionné.
Conseillé par une amie juriste, nous en sommes sortis en payant 250 euros à l’avocat … qui n’a même pas accusé réception de cet envoi d’argent et se réserve donc sans doute le plaisir de nous ré-attaquer quand bon lui semblera.


A propos de Permission Machine – mais c’est sans doute le cas aussi de Flinn ou de Copytrack le site Bpol.be explique :
 « Pour une utilisation sur les médias sociaux, sur de petits sites web ou dans des présentations professionnelles, le prix d’une licence est de 10 euros (forfait unique), et pour une utilisation illimitée, c’est 50 euros. Septante pour cent environ de ces montants revient au photographe, et le solde à Permission Machine, outre des frais de transaction pour PayPal.

« Vous venez de recevoir une lettre de Permission Machine?
Vous avez choisi une image sur Internet, l’avez intégrée dans un blog, ne l’avez pas payée et vous avez ensuite reçu une copie de Permission Machine ?
Dans cette lettre, vous trouverez l’infraction (écran d’impression), la déclaration de l’auteur selon laquelle Permission Machine est autorisée à réglementer le droit d’auteur et à faire une invitation de paiement.

Pour de nombreux propriétaires de sites Web, c’est une douche froide:  il a agi de bonne foi et il n’a pas remarqué que la photo devait être payée, car il n’y avait ni copyright, ni mention de la source …

Et pourtant ! Même s’il enlève le cliché litigieux, le prix demandé pour avoir le droit de le mettre en ligne est très élevé. Une photo  à quelques euros coûte immédiatement des centaines d’euros sans compter les frais administratifs.
Sur le site Web du SPF Économie, vous trouverez un document intéressant intitulé Droit d’auteur pour les titulaires de site Web .
En ce qui concerne les tarifs, il est indiqué: « Nous ne pouvons que déclarer que le montant à payer peut non seulement inclure le droit d’auteur, mais également qu’une indemnisation peut également être réclamée pour l’utilisation illicite de l’image. Nous ne pouvons toutefois pas évaluer le montant de ce montant, car ce pouvoir appartient uniquement aux tribunaux et aux tribunaux. ‘.

En d’autres termes, des organisations telles que Permission Machine peuvent demander ce qu’elles veulent.
Si vous n’êtes pas d’accord, vous devez vous adresser au tribunal »
.
Et payer l’avocat !

Et voilà comment on fait taire la presse libre. Avouons que de toutes ces attaques, c’est celle de l’agence Belga qui nous scandalise le plus. Toujours prompte à photographier en pleine gloire le directeur de Pairi Daiza ou à chanter les vertus des zoos, cette agence se garde bien de parler des vrais problèmes qui affecte les animaux sauvages, libres ou captifs.

Jamais elle n’a parlé des massacres de dauphins à Taiji ou de la prison des baleines en Russie.
Jamais ! Et à ce propos d’ailleurs, on peut s’interroger.
Qui a coordonné ces attaques ? Quelle est la personne assez haut placée pour décrocher son téléphone et donner des instructions aux agences de presse qu’elle veut ?
Car enfin, ce n’est pas possible que trois officines différentes exigent presque simultanément des sommes énormes en même temps au site Dauphins Libres, notoirement géré par un vieux monsieur pensionné dont le salaire mensuel se limite à 1400 euros ?
Qui lui voudrait du mal ?


Dauphins Libres : une association belge contre le mensonge


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