Le SPF Santé Publique/Bien-être Animal et les dauphins captifs à la carte blanche : pour une Belgique sans delphinarium

Réponse du SPF Santé Publique/Bien-être Animal à la carte blanche : pour une Belgique sans delphinarium

Le 24/2/2012

Madame, Monsieur,

La Belgique dispose,depuis 1999, d’une législation très stricte en ce qui concerne le bien-être des animaux détenus dans les zoos.
Les normes de détention des dauphins sont aussi très spécifiques. La Belgique est un précurseur en Europe. Le respect de ces normes est régulièrement vérifié, également dans le parc Boudewijn.

Actuellement, à la demande de la Ministre, un groupe de travail du Conseil du Bien-être des animaux étudie s’il existe suffisamment de données scientifiques démontrant que les normes légales en vigueur seraient insuffisantes pour assurer le bien-être des dauphins dans les dolphinariums.
De cette façon, on travaille en permanence sur l’amélioration des conditions de vie des dauphins, mais aussi de tous les autres animaux dans les zoos.

Bien à vous,

Wendy De Pelsmaeker
Administratieve medewerker / Assistant administratif
Dierenwelzijn en CITES / Bien-être Animal et CITES
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REPONSE

Madame

Je vous remercie de votre réponse.
Croyez bien que je connais parfaitement la législation belge relative aux zoos belges, et celle concernant les dauphins tout particulièrement. Je me réjouis de ce qu’un groupe de travail, dont m’a parlé Gaia, se soucie du bien-être des six dauphins de Bruges.

Néanmoins, une chose est sûre : c’est que, quelles que soient les modifications que l’on pourra apporter aux normes de détention, JAMAIS aucune ne satisfera pleinement aux besoins physio-éthologiques, affectifs et sociaux des Tursiops truncatus enfermés dans un bassin d’eau chloré vide de tout objet.
Le principe même des delphinariums implique en effet que ces besoins ne soient pas rencontrés, puisque dans le cas contraire, les cétacés n’exécuteraient plus leurs shows !

Si vous vous donniez la peine de lire attentivement le texte que je vous ai envoyé, vous comprendriez que ni moi, ni les associations qui me soutiennent, ni les scientifiques internationaux de plus en plus nombreux qui s’opposent aujourd’hui à la captivité des dauphins, ne désirent en aucune manière une quelconque « amélioration » des conditions de détention de ces malheureux mammifères marins, par essence impossible.

Nous voulons qu’ils soient libres et que l’on cesse de les enfermer.

Nous voulons qu’ils soient traités comme les personnes à part entière qu’ils sont.

Nous voulons que la Belgique arrête de promouvoir ce type de spectacle indigne du XXIième siècle, ainsi que le soulignait le député Thierry Giet en 2006
et qu’elle montre l’exemple au monde entier en rejoignant les nations qui respectent les dauphins et ne les transforment pas en esclaves.

Nous le voulons et nous l’obtiendrons.
Car quand les connaissances évoluent, les lois suivent.

Bien cordialement

Yvon Godefroid
Pour une Belgique sans Delphinarium

Dauphins esclaves transportés de Taiji jusqu’au Vietnam. C’est cela, l’industrie de la captivité.

 

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