Les bélugas de Valence

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Kairo et Yulka, les bélugas de Valence

Les bélugas de Valence

 

Mars 2016
Parques Reunidos, n’est plus propriétaire de l’Oceanografic de Valence.
Mais les manifestations pour sa fermeture continuent !


Novembre 2006

Naissance d’un bébé béluga à Valences !

Ils y sont arrivés ! Un malheureux avorton blême a réussi à naître dans l’environnement délétère de l’Aquarium de Valence.
Yulka , « l’heureuse maman béluga », a été mise enceinte beaucoup trop tôt (8 ans !) et toute seule, sans que sa mère, sa tante et ses amies aient jamais pu lui apprendre comment on prend soin d’un enfant.
Elle se montre dès lors incapable de nourrir son bébé. Son lait se tarit peu à peu, malgré les efforts de ses « soigneurs » pour le lui pomper de force avec un tire-lait et l’on peut craindre que le premier bébé béluga né de manière « naturelle » en bassin en Europe ne tarde pas à s’éteindre d’ici peu. Pour l’instant (novembre 2006), l’acharnement thérapeutique bat son plein à grands frais autour de ce malheureux enfant, qui n’a pas encore reçu de nom.

Le bébé est mort à l’âge de 5 jours.

 

 

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Le bébé de Yulka


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Le bébé de Yulka, mort à l’age de 5 jours, le 28 novembre 2006

Notons que 19 dauphins survivaient en 2006 dans les «piscines de taille olympiques» de l’Oceanografico. Les fondateurs ont été capturés à Cuba et en Mer noire.
En 2016, ils ne sont plus que 13...

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Des bélugas russes en Espagne

4 juillet 2003

Deux bélugas ont été amenés dans l’enceinte du prestigieux Océanografic de Valence, en Espagne.
Il s’agit de Kairo, un mâle âgé d’environ 16 ans, long de 4 mètres et lourd de 817 kilos. Il a été capturé  à Okhotsk en Russie en 1996.
Une jeune femelle du nom de Yulka, capturée en 1999 dans les mêmes eaux, l’accompagne. Elle mesure pour sa part 3, 43 mètres de long et pesant 491 kilos. Ces deux  cétacés proviennent de l’Aquarium Mar del Plata en Argentine, propriété de Parques Reunidos.

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Yulka


Le mâle y avait été déporté à partir de Moscou, en date du 8 juin 1998. Il avait servi auparavant durant quelques années dans un centre de recherches militaires. La jeune femelle était arrivée, quant à elle, en Argentine en 2000.

Aujourd’hui, le couple est confiné dans un pavillon nommé «L’Aquarium de l’Arctique». Ils vivent sous une coupole fermée, étouffante, où le soleil ne pénètre jamais. Le mâle et la femelle sont séparés. Kairo se tient en permanence devant l’entrée, à gauche, face à la paroi.
Sa caudale ne bouge pas, si ce n’est lors de rares instants, et il passe ainsi ses jours et ses nuits, sans fin, depuis des mois.

La petite Yulka, bien plus jeune, se montre encore à la fois joueuse et curieuse de tout. Elle ne nage pas encore en cercle, comme c’est le cas quand on devient fou. Au contraire, elle va et vient dans son enclos, pénétrant parfois sous la voûte de la « grotte » et en ressortant à nouveau. Son petit bassin ne lui donne guère plus de possibilités.

 

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2003 : les gens jettent des mégots et des pièces de monaie sur Kairo.

 

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2006 : un filet est installé pour protéger les deux bélugas. Mais des oiseaux morts gisent au fond d’un bassin puant.

 

Malgré le tumulte assourdissant provoqué par les millions de visiteurs qui défilent au pas de charge dans ce local clos et mitraillent avec leurs appareils photo la femelle béluga, celle-ci pousse de temps en temps des cris déchirants, comme des pleurs de détresse.

Ravi, le public y répond à chaque fois avec de grands rires et des applaudissements. Quand la petite béluga tente alors de leur faire comprendre qu’ils l’ennuient en leur envoyant de grandes giclées d’eau à coups de caudale, les gens rient plus fort encore !

 

(FILES) Undated picture shows the Beluga whale (Delphinapterus leucas) named 'Yulka' in Valencia's Arts and Sciences Oceanographic Centre in Valencia, eastern Spain. Yulka gave birth to her first baby whale on early Friday, 03 November 2006, the first in captivity of this species in Europe. Oceanographic's sources said the newborn and her mother are in perfect state but will have to wait until the sucking phase to confirm her survival. EPA/JUAN CARLOS CARDENAS +++(c) dpa - Bildfunk+++

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C’est dans ce contexte lamentable que l’Oceanográfic prétend pourtant développer un projet de recherche bioacoustique.
Il s’agirait d’étudier les échanges vocaux de ces deux bélougas. Ce genre recherche devrait, paraît-il, contribuer à l’amélioration du bien-être de ces « animaux » en captivité et au-delà, aider à la préservation des populations libres de baleines blanches.
Selon Francisco Torner, cette ligne de recherche, à laquelle prendra part également l’Université de Valence, est un « scoop » au niveau international, car peu de delphinariums sont capables de la développer, et que les conclusions que l’on tirera de ces travaux risquent d’être importantes. Ces deux bélugas font donc l’objet d’études sur le « langage ».
On enregistre leurs vocalisations, on leur jette un ballon et l’on voit s’ils émettent alors un son nouveau.
Il faut revenir aux études menées en milieu naturel, notamment par Vladimir Belkovich ou plus récemment, par Denise Herzing, pour prendre toute l’ampleur du non-sens de cette approche.
Comment le vrai langage des bélugas pourrait-il être étudié dans de telles  conditions ?


 

Les bélugas vivent normalement au sein de vastes sociétés de plusieurs centaines d’individus dans les eaux glacées de l’Arctique, qu’ils parcourent en tous sens sur des milliers de kilomètres.
En captivité, leur univers confiné se réduit à quelques mètres cubes d’eau de mer chimiquement reconstituée. Ils y développent des comportements stéréotypés tel que nager en rond ou « faire des huit» sans fin…
Ces créatures du pôle souffrent, comme tous les autres cétacés captifs, du manque absolu de stimulations environnementales et de l’écho des murs de béton qui renvoient leurs pauvres vocalisations de prisonniers solitaires.
Si la capture des bélugas est interdite au Canada depuis plusieurs années, il faut se souvenir qu’entre 1960 et 1990, plus de 64 bélugas ont été capturés dans les eaux canadiennes afin de participer à des shows commerciaux. En 1998, 50% d’entre ces captifs étaient déjà morts.
La Russie, par contre, s’autorise encore à capturer près de 1270 bélugas par an (chiffres 2005) dans ses eaux territoriales, tant pour la boucherie que pour le spectacle. SeaWorld et le Georgia Aquarium tentent toujours d’obtenir le droit d’en importer aux USA.
Les shows de bélugas n’ont jamais été aussi populaires et même le delphinarium de Harderwijk, au Pays Bas, se montrerait intéressé.  L’Oceanografic de Valence n’est donc pas prêt  lâcher ses deux précieux exemplaires.

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2 bélugas livrés pour un cirque ambulant, en Russie


Aujourd’hui, Kairo et Yulka sont toujours à Valence. Rien n’a changé pour eux. Aucune étude n’a jamais été publiée sur leur langage. Aucun enfant n’est plus jamais né. Ils sont arrivés en 2003. Nous sommes en 2016.


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Kairo en 2014


 

Négociants en dauphins : Johan Markus et les bélugas d’Argentine

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