Taiji : la saison des massacres 2012 -2013

Taiji : la saison des massacres 2012 -2013

A Taiji, la saison des massacres 2012 -2013 donna lieu à des scènes particulièrement atroces, documentées par Sea Shepherd. Suivies jour après jour par Dauphins Libres, certains épisodes de chasse  insensée donnèrent lieu à de brefs articles, assortis de photos souvent oubliées. C’est en hommage à ces dauphins anonymes que nous gardons ces archives en ligne.


20 décembre 2012

Des dauphins bleus et blancs ? Sans intérêt pour les dresseurs !

Nouveau massacre le 20/12/2012. Photo Cove Guardians

Nouveau massacre le 20/12/2012. Photo Cove Guardians

Environ 30 dauphins bleus et blancs viennent d’être massacrés dans la baie de Taiji ce 20 décembre 2012. 
Pendant que les pêcheurs amenaient les dauphins vers la plage, des dresseurs du Taiji Whale Museum sont arrivés pour sélectionner les plus belles prises.
Lorsque deux embarcations pleines à ras bord de cadavres quittèrent la baie, il devint évident que les « soigneurs de dauphins » n’avaient rien trouvé à leur goût, rien qui puisse convenir pour la captivité.
Au contraire, ils avaient assisté sans rien dire à l’exécution de toute la petite tribu, qui comptait plusieurs femelles avec leurs nouveaux-nés.
Ensuite, c’est ensemble que ces membres de l’IMATA – dont font partie tous les dresseurs des parcs marins d’Europe et du monde entier – ont quitté la baie avec les tueurs.

Taiji : le dauphin est rejeté dos contre les rochers


 

17 décembre 2012

L’horreur au-delà des mots !

Un mois s’est à peine écoulé depuis le dernier article de cette page que des dizaines et des dizaines de prises se sont succédées : globicéphales et dauphins de Risso, principalement, et donc pour la plupart, promis à la boucherie. Un décompte terrifiant et global sera sans doute dressé à la fin des réjouissances nipponnes, lors d’un lointain mois de mars 2013.

Ce 17/12, une vaste rafle de dauphins Tursiops a été menée, entraînant avec elle, comme du temps des Nazis, enfants, femmes et anciens.
Au terme de 6 jours de terreur pure dedans la Baie de la Honte, 126 membres d’une communauté de quelques 180 dauphins Tursiops ont subi le sort suivant :
101 ont été livrés aux delphinariums, 25 ont été tués pour la consommation humaine, en ce compris deux juvéniles noyés pendant la capture.

Les « heureux survivants », dont beaucoup sévèrement blessés et lourdement traumatisés, ont été chassés au large, loin de leurs familles détruites.
La plupart des mères ont du quitter les lieux en laissant derrière elle leur enfant sevré, dont la vie se terminera dans un bassin chloré. Ceci s’est passé le 17 décembre 2012. Chaque semaine, d’autres crimes similaires ont lieu, parfois bien pires encore lorsqu’il s’agit d’espèces qui survivent mal à la captivité et que l’on tue donc presque en totalité.

Une fois encore, les photos des Cove Guardians parlent d’elles-mêmes :

Une mère et sa petite crèche de protégés, terrifiés, tournent en rond dans le filet

 

Un dauphin tente de s’échapper

 

On le rattrape

 

On le hisse

 

Trop bien pris : il se noie, sous l’oeil d’un enfant prisonnier

 

Ce n’est pas grave, il y en avait près de 100 ! tout à l’heure, on reprendra son corps pour l’amener à la boucherie.

 

Le sang coule, les yeux se ferment, la mort est proche… Pourquoi êtes-vous si cruel ?

Son corps baigne déjà dans une mer peu à peu rougie du sang des autres, ceux jugés impropres à la captivité, mas excellents au souper.

 

Les rescapés sont chassés au marge. Leur tribu est pulvérisée des dizaines d’entre eux ont péri mais l’on voit, en haut en gauche de la photo, un dauphin qui ne peut s’empêcher d’exulter en sautant : vivant ! Je suis vivant !

 


16 novembre 2012
Nouveau massacre de dauphins de Risso

Phot Cove Guardians

La tribu panique et tourne en rond

C’est reparti ! Une famille de 10 dauphins de Risso s’est battu pendant 5h pour échapper aux assassins japonais.
A la 6ième heure, 2 dauphins furent capturés et envoyés à la Dolphin Base pour dressage immédiat.
Une mère et son enfant sans doute relâchés.
Les 6 autres ont été massacrés et envoyés à la boucherie en fin de journée.
Le monde se tait. Les médias détournent les yeux.

Photo Cove Guardians

Piqûre de tranquillisants, privation de nourriture… Dans un jour ou deux , ce malheureux arraché à sa famille fera des cabrioles au moindre coup de sifflet.

 


Novembre 2012 : un bilan en demi-teintes sanglantes…

Photo Cove Guardians

Mère et enfant capturés. La mère sera tuée. Le bébé rejeté à la mer.

Depuis le début de la saison le 1er Septembre 2012, un total de 407 dauphins issus de quatre espèces différentes ont été amenés dans la baie de la Honte.
Il s’agissait de grands dauphins (T. gilli), de dauphins de Risso (G. griseus), de globicéphales à nageoires courtes (G. macrorhynchus) et des dauphins à flancs blancs (S. coeruleoalba).

Sur ce total, 156 ont été tués, 221 ont été repoussés en mer libérés après avoir perdu leur famille et vécu plusieurs jours de confinement et souffert de la peur et de la faim dans des conditions climatiques effroyables alors que 28 d’entre eux seulement ont été gardés pour les delphinariums internationaux.

Il faut également compter le décès « collatérale » de plusieurs cétacés, tel ce globicéphale qui n’a pas survécu aux enclos de la Dolphin Base (étape préalable au dressage) et ce dauphin qui est mort « accidentellement » en tentant de suivre ses compagnons lors du retour d’une pêche au rabattage.

Mentionnons également des meurtres plus indirects et plus pervers : lors de la capture d’un petit pod de 8 dauphins de Risso début novembre, deux captifs, à savoir un bébé non encore sevré et un delphineau peine plus âgé, ont été repoussés au large.
Leur mère et trois membres de leur famille venait d’être assassinée, tandis que trois autres étaient gardés « en vie » pour amuser les foules dans les delphinariums.

Voyons l’image : quelques instants avant la tuerie, le bébé sort la tête hors de l’eau, il regarde, innocent, curieux, sans crainte, puisque sa mère est là. La mort va s’abattre sur elle quelques minutes plus tard…

Mère et enfant Risso avant le massacre

Mère et enfant Risso avant le massacre. Le petit ne comprend pas…

Amusés, ricanants, les pêcheurs de Taiji rejettent au large les deux enfants.
C’est le meurtre assuré : le bébé et son grand frère s’engloutiront dans la nuit noire, terrifiés, affamés, appelant leur famille morte…

Il s’agit là d’une cruauté voulue et assumée par les assassins de Taiji, juste pour faire pâlir d’horreur l’opinion international et leur crier en pleine face : « Le Japon souverain des Samouraïs, le Japon des Nationalistes, fait ce qu’il veut quand il veut ».
Car ces pêcheurs se réclament du Nationalisme ! Ah ! Nanking ! Que de beaux souvenirs leurs papas ont du leur raconter ! Ils en ont une telle nostalgie.. Mais ce ne sont que des « bêtes » ici, pas des femmes enceintes chinoises que l’on éventre en se marrant !

Au fait, comment tue-t-on les victimes de ces prises ?
Lentement.
Une agonie de plus de sept minutes. Ou plus. Mais proprement !
Les outils ? On enfonce cette sorte de tournevis à l’arrière de l’évent.
En principe, si l’on vise juste, dans la moelle épinière, puis l’on rebouche le trou avec un petit bouchon, de sorte que la mer ne devienne pas rouge et que nul ne puisse dire : « The Cove turns red ».
La ficelle permet de rattraper la pointe si jamais elle venait à ressortir de la plaie.
Vidéo blue voice

(c) Atlantic Blue

Une mise à mort de 7 minutes

Ce n’est pas leur meilleur saison, c’est clair. Les vents tempétueux ont joué en faveur des dauphins. Mais il reste jusqu’en mars.. et toute l’année, en fait si l’on compte les harponnages électriques des marsouins de Dall en haute mer, tout au long de l’année !

Cette chasse a lieu presque toute l’année, à différentes saisons différentes selon les zones maritimes.
Dans la préfecture d’Iwate, la chasse s’étire du 1er novembre au 31 avril. A Hokkaido, du 1er mai au 15 Juin et puis du 1er août au 31 Octobre. Les marsouins de Dall sont en masse tués avec des harpons lancés à la main.

Confiants, ces petits mammifères marins, espiègles et rapides, sont attirés par les bateaux et viennent faire des bonds devant la lame d’étrave. Le harpon comporte un flotteur attaché à sa hampe, de telle sorte que les pêcheurs peuvent continuer à chasser le même groupe d’animaux, ne laissant derrière eux, les malheureux harponnés, toujours vivants et flottants en surface. On reviendra les chercher par la suite.

Le marsouin harponné est saisi par une gaffe crochue et remonté à bord pour être jeté sur le pont. Si la plupart des prises sont déjà mortes, noyées, vidées de leur sang , d’autres sont encore sous le choc. L’électricité peut être alors utilisée comme une méthode d’abattage secondaire, un mode de mise à mort particulièrement cruel.

Marsouins de Dall après « traitement » par les Japonais


21/10/2012

Dauphins de Risso : massacre et captures

L’an passé comme hier, ce dauphin de Risso tente de s’échapper des filets. En vain.

Hier, 20 octobre 2012, 11 dauphins de Risso ont été capturés. Seuls 3 d’entre eux – 2 adultes et 1 adolescent – ont été gardés vivants pour les cirques aquatiques.
En un peu moins de 5 heures, une dizaine de navires ont poursuivi le pod de dauphins, les ont harponnés, tués, hissés dans des hamacs, débités à la hache, vendus à la criée et même déjà cuisinés.

Quant à la famille capturée hier soir (11 individus), il ne reste que trois survivants, deux adultes et un adolescent.
Amenés par bateau à la Dolphin Base, le centre de rétention de l’Union des pêcheurs de Taiji situé à l’intérieur du port, les dauphins de Risso sont maintenant destinés à survivre en captivité jusqu’à leur mort. Contraints d’assister au massacre de leurs parents et de leurs amis, ils ont été sortis de l’eau de la baie dans des hamacs et puis transportés en même temps que les cadavres trainés vers le port.

Pour les survivants, le dressage va commencer très fort, très vite.
Il ne faut pas perdre de temps. Les clients attendent, et ils veulent du dauphin déjà prêt à l’emploi, pour show immédiat !
Lorsqu’ils refusent de manger le poisson mort qu’on leur jette, les dresseurs leur enfonce un tube dans le gosier et leur injecte une pâtée de poisson, afin de maintenir ces captifs en vie.

Dressage intensif dans les enclos portuaires

A propos des dauphins de Risso captifs.
http://www.dauphinlibre.be/aout-2012/



15/10/2012

Les dauphins japonais partis pour Sealanya ?

Vers la Turquie

De toute évidence, c’était une méchante manipulation conçue par les services secrets japonais, fort actifs ces temps-ci. Les Cove Guardians, et nous avec eux, sommes tous tombés dans le panneau.
Aucun avion transportant des dauphins n’est jamais arrivé en Grande-Bretagne.
Aspro Ocio est hors de cause. Mais la destination des « six de Taiji » semble bien pire encore.
La Turquie.
L’enfer absolu pour les dauphins captifs !

(lire la suite…)


 

12 octobre 2012

Dauphins de Taiji transférés à l’aéroport d’Heathrow :
En route vers des prisons aquatiques encore inconnues

Photo Seashepherd 2012

Photo Seashepherd 2012

 

Depuis que le Sea Shepherd Conservation Society a pris connaissance le 9 octobre dernier de l’achat et du transfert de six dauphins capturés dans la baie de Taiji, différents rapports non confirmés à propos du sort de ces malheureux placés dans des conteneurs de compagnies aériennes sont parvenus à l’association.

Il se confirme aujourd’hui que les six dauphins sont arrivés à l’aéroport d’Heathrow sur le vol JL401 de la Japan Airlines en provenance de Tokyo.

Bien que ni Japan Airlines ni l’aéroport d’Heathrow à Londres n’aient admis qu’ils avaient transporté et réceptionné ces Tursiops, le Ministère Britannique des Affaires Environnementales, Alimentaires et Rurales (DEFRA) reconnaît qu’il a bien reçu une lettre de la CITES autorisant l’entrée des cétacés sur le territoire de la Grande Bretagne.

Les dauphins ont quitté les enclos de l’Union des Pêcheurs de Taiji à 6 PM ce 9 octobre 2012 (heure locale) au terme d’un chargement d’une durée de quatre heures terriblement pénible pour les cétacés, qui criaient leur angoisse depuis les hamacs qui les retiraient de leur enclos.

Un observateur des Cove Guardians se trouvait sur le même vol que l’acheteur dûment photographié par la suite.
Il a noté que le sac de celui-ci portait le logo du Marineland de Majorque, un delphinarium parmi tant d’’autres (dont le Boudewijn Seapark de Bruges) que possède le holding Aspro Ocio. Cet observateur retrouva par hasard ce même voyageur à la Baie de Taiji en train de choisir les dauphins et de les préparer à leur transport, avec l’aide des dresseurs japonais.

Ce même observateur filma le processus de chargement effectués par les tueurs de Taiji.
L’homme qui dirigeait les opérations et se trouvait précédemment dans l’avion a donc été identifié comme pouvant être un ancien employé du Marineland espagnol.
De nouvelles informations laissent à penser que ce trafiquant a peut-être acheté les dauphins pour le compte du Zoo de Lisbonne ou bien encore d’’un parc marin des Émirats Arabes Unis, où il se pourrait que les captifs soient emmenés.

Portugal

Dès lors, toujours selon ces nouvelles informations, il semble que les dauphins ne soient finalement pas destinés aux multiples delphinariums que gère Aspro Ocio en Europe comme  Seashepherd l’’avait d’abord annoncé.

Quoiqu’il en soit, « six dauphins libres ont été arrachés à leurs familles et à leur monde naturel et chargés dans des caisses avant d’être expédiés dans le monde entier » a déclaré Melissa Sehgal, responsable à Taiji des Cove Guardians.

L’horreur avant le massacre caché

« Aujourd’hui, plus de deux jours ont passé depuis cet embarquement, a-t-elle ajouté, « et les dauphins n’ont toujours pas atteint leur destination. Que doit-on penser du fait que ces animaux, qui vivaient libres et heureux, soient désormais forcés d’endurer toutes sortes de souffrances pour le seul divertissement de l’homme? Lorsque vous achetez un billet pour un spectacle de dauphins ou pour un programme de nage avec les dauphins, vous êtes complice de leur immense désespoir ».

Lundi dernier, cet acheteur inconnu a acheté et fait transféré six dauphins vivants capturés à l’état sauvage il y a plus de trois semaines dans la Baie criminelle de Taiji.
Suivi depuis samedi dernier, le même trafiquant a été vu en train d’aller et venir entre les bâtiments de l’Union des pêcheurs de Taiji – là où sont amenés à la mort dauphins et globicéphales mais aussi occupé à travailler des heures durant avec les dresseurs attachés aux enclos de confinement temporaire, afin de mettre ce transfert en place.

Notons qu’en vertu d’un accord entre l’Union des Pêcheurs de Taiji et l’Association mondiale des zoos et aquariums (WAZA), les six dauphins achetés n’étaient pas le fruit d’une chasse durant lesquelles de nombreux cétacés sont massacrés, ce qui se produit en règle générale.

Cependant, durant l’une de ces chasses – au terme de laquelle les dauphins qui ne sont pas choisis pour la vente aux delphinariums sont repoussés en  mer,  l’’un de ces derniers n’a pas supporté le stress de la capture ou a été grièvement blessé lors sa « libération ».
On a revu son cadavre flotter aux alentours des lieux du drame, puis retiré de l’’eau par les pêcheurs avant d’être exploité  comme viande de boucherie. Quant à l’identité de l’acheteur européen et de la société pour laquelle il travaillait, le mystère reste à ce jour entier.

Notons pour finir que depuis lors, la police japonaise a pénétré dans l’hôtel où se trouvent les Cove Guardians et a saisi tous leurs téléphones portables, leurs caméras et leurs ordinateurs. On ne cache que ce dont on a honte…

Plus tard dans la journée :
Coup de théâtre : on a perdu la trace des six dauphins. Ils ne sont JAMAIS passés par Londres. Aucun permis CITES n’a été accordé. Alors, où sont-ils  ?

The Animal Health and Veterinary Laboratories Agency, is aware of suggestions circulating online that dolphins travelling between Japan and the United Arab Emirates transited through Heathrow Airport during the last few days. AHVLA (the UK CITES management authority) has issued no CITES Permits for Dolphins, nor received any applications to do so; neither had AHVLA inspectors at Heathrow Airport been made aware of any such consignment. However, UK Border Force officers met the flight concerned and it was confirmed no dolphins were on board. I hope this goes some way to explain the situation.
Regards
Mark Britton
Animal Health and Veterinary Laboratories Agency (AHVLA)
UK CITES Management Authority
Wildlife Licensing and Registration Service Compliance Team
Specialist Service Centre


29/9/2012

20 à 22 des globicéphales regroupés hier avec une extrême violence ont été massacrés ce matin.

De 12 à 15 d’entre eux ont été relâchés après avoir assisté à la mise à mort de chacun des membres de leur famille.
Il semble donc que le pod rassemblé ait été plus important qu’annoncé. Ceux qui ont survécu doivent être aujourd’hui totalement désorientés.
Le marché de la viande à la criée se tiendra demain dans les bâtiments de la Taiji Fisherman’s Union.
La prochaine tuerie ne saurait tarder…


28/9/2012

Au terme d’une chasse épuisante, 20 à 25 globicéphales ont été capturés et attendent la mort

Les globicéphales sont rabattus vers la mort

L’un d’eux s’est jeté sur la plage.
Sakura, l’une des membres du Save Japan Dolphins Taiji Cove Monitors craque… :

« Au secours, un globicéphale vient de s’échouer en face de nous ! Je ne sais que faire ! J’ai besoin de spécialistes. S’il vous plaît ! ».
« Big pod are in cove;((( (pilot whales). One big pilot jumps over to our beach! Fishermans were so panic and we are panic too;( I needed specialist for this!coz I don’t know what should I do!plz need help;((((« 

L’autre s’est échappé du filet.
Celui-là s’est battu de toutes ses forces pour échapper aux assassins.
Projeté contre les rochers par la marée, il est épuisé, sanglant, couvert de contusions. Il va bientôt mourir. Les pêcheurs l’ont tiré vers le lieu de son supplice ou versla booucherie, pour l’achever… .

La fin

Pères, mères, enfants, bébés : tous luttent aujourd’hui contre les courants une fois piégés dans les filets. Ils se serrent les uns contre les autres. Bientôt tous seront égorgés de façon atroce. Les tueurs de Taiji n’ont aucune pitié ni aucun respect pour l’unité des familles. Le monde se tait et ne veut rien savoir…
Plus que 48 heures à vivre…


20 septembre 2012

De 10 à 12 dauphins ont été capturés aujourd’hui. Un seul a été sélectionné par les dresseurs.

Les autres ont été relâchés et poussés vers le large.
On imagine ce que ressent ce dauphin arraché au siens, désormais réduit en esclavage, dans la piscine du Taiji Dolphin Resort Hotel.
Il n’y restera qu’un temps, on le suppose, avant de mourir de désespoir… ou de repartir vers d’autres prisons aquatiques jusqu’à la fin de sa pauvre vie.

Cette année, plus que jamais, la prétendue « pêche traditionnelle » révèle son vrai visage : alimenter les delphinariums. Tous sont complices, partout dans le monde.

Photo Seashepherd Cove Guardians copyright

En route vers l’Enfer

Le Dolphin Resort  où Misty et bien d’autres captifs ont été détenus est une étape intermédiaire pour les dauphins fraîchement arrachés à leur famille et à la mer.
En fait, c’est la Dolphin Base qui se charge de l’exportation des esclaves partout dans le monde.
Elle garde donc un temps dans ses bassins minuscules une foule de dauphins entassés dans des conditions inhumaines. Ses dresseurs sont toujours présents dans la Baie de Taiji lors des grandes chasses au rabattage. Ce sont eux qui s’occupent des premières sélections. Ils assistent également au massacres.

Notons donc que Dolphin Base et Dolphin Resort se trouve dans le même complexe.
Dolphin Base est l’endroit où l’on stocke les dauphins vivants.
Dolphin Resort est le nom de l’hôtel adjacent, très bien coté par Trip Advisor !

Email: info@dolphinbase.co.jp

Email: info@dolphinresort.jp

Phone 81-73-559-3514

Fax: 81-73-559-2810

Infos : Save Misty the Dolphin.


20 septembre 2012

Bonne journée pour les dauphins !

Après l’atroce massacre de près de 90 globicéphales en ce début de semaine et l’embarquement de quelques dauphins pour les cirques internationaux – suivis de la « libération » de rescapés brutalement privés de leur famille et totalement traumatisés – les bateaux des tueurs sont rentrés bredouille.
Il était convenu que cette expédition-là (5 bateaux) ne ramènerait que des dauphins pour les delphinariums. Eh bien, c’est raté ! Quittez la zone, amis cétacés, nagez bien loin de la Baie de la Honte !

Pendant ce temps, les forces de police japonaises déploient de gros efforts pour surveiller les Cove Guardians, comme dans un mauvais polar.
Un article assez drôle, où l’on voit la tronche des agents secrets sous toutes sortes de déguisements, en planque dans leurs bagnoles banalisées, et filant pas à pas un membre de Seashepherd. On dirait les Dupont et Dupond !

Ceux qui ont participé à la manifestation à Bruxelles l’an passé devant l’Ambassade du Japon se souviendront que nous fûmes nous-mêmes abondamment photographiés.
Qu’espèrent-ils ? Ficher les centaines de milliers d’opposants aux massacres de Taiji ? Cela risque de peser lourd dans leurs ordinateurs…
Car bientôt, c’est la planète entière qu’il leur faudra ficher…

Un « agent » de l’Ambassade du Japon en 2011 à Bruxelles


18 septembre 2012

Vidéo de l’ultime combat de l’une des 40 victimes du grand massacre de ce dimanche.
Après avoir été rabattu contre la côte rocheuse, le cétacé résiste.
Des plongeurs l’attachent alors par la caudale et le traîne, inerte, déjà noyé sans doute ou poignardé sous l’eau, vers le site de débitage.
Dimanche fut jour de repos, les 50 autres globicéphales et dauphins captifs ont attendu. Lundi, les tueries reprennent.


15 septembre 2012
Dernier appel pour épargner les 95 globicéphales
http://www.youtube.com/watch?v=WaWxnXL3qQ0&feature=share
Qui seront tués demain…
Plus un reportage de CNN, mais seulement sur sa page web


14 septembre 2012

Près de 90 globicéphales et quelques dauphins rabattus dans la baie

Les Nazis ont rabattus des humains, les Japonais des dauphins

Pas de sang ici, ô âmes sensibles. Pas encore.
Juste l’horreur de voir ces malheureux lentement poussés vers une mort certaine.
Sur les 95 globicéphales prisonniers, dont nombre de mères avec leur enfant, un ou deux seulement seront vendus pour amuser les foules.
Tous les autres seront massacrés.

Il y a aussi quelques dauphins Tursiops, dans la foule entassée derrière les filets et de plus en plus inquiète.
Ceux-là risquent d’être essentiellement réservés à nos delphinariums internationaux, dont la mission officielle est, rappelons-le, de « sensibiliser le public aux menaces qui pèsent sur les cétacés et assurer leur conservation par la reproduction en bassin ».  C’est que cette espèce vaut de plus en plus cher, une fois vendue vivante, et qu’elle survit plus longtemps en captivité.
La plupart des Tursiops aduncus capturés il y a deux jours sont d’ailleurs partis pour les enclos de dressage du Taiji. Nombre d’entre eux y mourront, bien sûr, de panique ou de désespoir.
Qui s’en soucie ?

Juste capturée, dans un bassin crasseux, la petite Misty reste sans bouger, une bouée dans la bouche, comme un doudou rassurant. Ou peut-être croit-elle sauver sa vie en « jouant » pour plaire aux humains?


 

9 septembre 2012

3 globicéphales ont finalement été achetés par les agents des delphinariums

Tous les autres ont été massacrés à l’abri des regards.
Mais l’on entendait de loin les cris des victimes tout autant que ceux des tueurs, gueulant comme des samouraïs en plein combat.
Après deux jours d’attente et de « spy-hoping » angoissé,  tout le pod, sauf trois de ses membres, a été exterminé.
La police a bloqué les abords de la baie, mais on a vu passer plus de six camions transportant des cadavres vers le marché central où la chair est vendue. Le sang coulait des camions.

Ric O’Barry explique que sous la pression internationale et le regard des Cove Guardians, les pêcheurs se dépêchent aujourd’hui d’expédier leur sale besogne.
Les globicéphales choisis par les collègues japonais des « soigneurs » du Boudewijn Seapark de Bruges ou du Marineland d’Antibes sont toutes des femelles juvéniles. Les mâles sont rarement sélectionnés, car trop difficiles à dresser dans le cas des globicéphales.
Comme aucune reproduction en bassin n’est escomptée – les globicéphales meurent trop tôt et on peut les renouveler quand on veut – les mâles ne sont pas non plus nécessaires.

Rappelons qu’à chaque femelle arrachée à la mer, ce sont autant d’enfants qui ne naîtront jamais.
L’industrie de la Captivité, qui prétend « sauvegarder l’espèce par la reproduction en bassin » – comme vient de le prouver brillamment le delphinarium de Bruges avec la mort du bébé de Roxanne – joue donc un rôle actif dans le dépeuplement des cétacés !


8 septembre 2012 10 AM

Ce matin, l’un des jeunes globicéphales a été arraché à sa mère et emporté par les agents des delphinariums, loin de sa famille et de sa vie réelle, pour terminer ses jours dans un bassin. Il a été emmené pour dressage sommaire au Taiji Whale Museum. Le reste de la troupe attend, terrifié, et terriblement secoué par la nuit de tempête qui vient d’avoir lieu. Le massacre n’a pas encore commencé…


7 septembre 2012 2 PM

Ils sont environ 22 globicéphales emprisonnés dans la Baie de Taiji.
La police dit qu’il faudra attendre sans doute deux jours avant qu’ils ne soient tués.
Les acheteurs des delphinariums viendront demain pour inspecter les cétacés et faire leur choix. C’est qu’on aime les baleines pilotes au Japon et en Chine, parce qu’elles sont très grandes et que cela impressionne le public. Leur temps de vie en captivité est court, mais qui s’en soucie ?

Les « heureux élus » seront emmenés vers différents delphinariums, les autres seront égorgés ou noyés. En attendant, une nuit de terreur absolue les attend.
Toute une petite famille se serre très fort, mères, enfants, juvéniles, ils pleurent en se heurtant au filet qui les enferme.
Les globicéphales, d’une gentillesse et d’une intelligence légendaire, forment des unités familiales d’une incroyable cohésion et manifestent entre eux une totale solidarité.

Nous assistons ici à un crime plus cruel encore que celui des Iles Féroë : on fait attendre les condamnés, suffisamment conscients pour savoir que pour eux, la vie va se terminer…

Informations reçues des Cove Guardians, qui assistent en direct à ces horreurs sans pouvoir intervenir.

12 bateaux de mort sont partis au lever du soleil.

Une famille toute entière a été ramenée dans les filets. Demain à l’aube, 8 septembre 2012, les uns seront massacrés (y compris un bébé et sa mère), les autres enfermés pour une courte vie de souffrances dans un delphinarium.

 

 

Le globicéphale noir est un être doux, intelligent, altruiste, doté de langages et de cultures sociales complexes.

 


Cosmo et Kanna amusent les enfants à Taiji !

Japon : après le massacre, la vie captive