Trois nouveaux dauphins pour la Cité Marine de Planète sauvage 

Céssol, Péos, Amtan et Minimos vont devoir se pousser pour faire de la place

Céssol, Péos, Amtan et Minimos vont devoir se pousser pour faire de la place

4/4/2012

Trois nouveaux dauphins pour la Cité Marine de Planète sauvage

Trois nouveaux « dauphins domestiques » viennent de rejoindre les bassins désormais surpeuplés de Planète Sauvage, deux mâles et une femelle, ce qui nous promet de belles bagarres et pas mal de stress en plus.

5 mâles pour 2 femelles, ce n’est pas le ratio de sexes que l’on trouve en mer, dans une communauté de dauphins normal. En liberté, il est de 1/1 et les mâles vont en outre chercher leurs compagnes au sein d’autres tribus, au terme de longs voyages, loin du clan familial.
Sitôt enceinte, la jeune delphine retourne dans son pod, où elle élève son enfant en compagnie de sa mère, de sa marraine, de ses soeurs, de ses cousines, et même de sa grand-mère.
Le garçon, lui, continue ses errances, s’associe avec d’autres, forme des super-alliances et revient régulièrement dans son « village marin ». (Lire ici en anglais le comportement reproductif des Tursiops truncatus libres )

Rien de semblable en bassin.
Ici, les 5 garçons, qui sont tous nés captifs et donc totalement acculturés, vont se disputer leurs « fiancées » trop rares.
Pire encore, très vite, un dominant s’imposera, qui terrorisera les dauphins moins costauds. Et le plus faible prendra tous les coups.
Il ne pourra pas faire d’alliances avec d’autres mâles, il ne pourra pas fuir, il ne pourra pas se cacher, il ne pourra pas appeler à l’aide ses vieux amis, il devra se soumettre et obéir à la loi de toutes les prisons : se faire tout petit ou devenir caïd.  Sous le regard des super-caïds : les dresseurs humains, ceux qui distribuent la nourriture, ordonnent et punissent à l’occasion.

Bien sûr, ceux-ci interviendront en cas de bagarres trop violentes, avant qu’elles ne tournent au meurtre, comme ils interviennent à chaque instant de la vie de ces malheureux cétacés. Et c’est bien en cela que les prétendues études sur la communication chez le dauphin menées par Planète Sauvage n’ont strictement aucun sens.
Que pourrait-on apprendre d’enfants nés dans un bassin, qui ne comprennent plus que le langage du sifflet ?

On a fait grand cas récemment d’une « découverte » faite à la Cité marine : les dauphins parleraient en dormant.
Ou plutôt, ils imitent dans leur sommeil la bande-son du spectacle de la journée, à savoir un chant de baleine.
Fantastique !  Avec ça, on a fait un pas de géant dans la compréhension du langage des dauphins, pas de doute !
Les dauphins imitent les sons ? Grande nouvelle ! Le Dr John Lilly le savait déjà en 1960 !
Mais soit… Tout cela a été dit et redit, avant même l’ouverture du parc…
Personne n’a entendu les scientifiques, les vrais. La voix seule du profit a été écoutée. 

 

Planète Sauvage : du dressage et rien d'autre

Planète Sauvage : du dressage et rien d’autre

Revenons à nos 3 nouveaux captifs, qui sont donc 7 en 2012, avec  :

– Kite, né le 5 octobre 2005, fils de Lucy (né captive en 1989) et de Beachie (capturé en mer, actuellement détenu au delphinarium de Bruges).
Kite est né au Zoo de Munster, en Allemagne, dont il a été déporté le 30 mars 2012.
Soulignons que le delphinarium de Münster s’est spécialisé dans le massacre de  Tucuxi captifs, ces charmants compagnons des dauphins roses d’Amazonie.
De couleur grise, les Tucuxi sont de taille réduite et leur forme évoque un peu celle de Tursiops en miniature. Vifs et craintifs, rapides sur la balle, ne circulant qu’en bandes et familiers des profondeurs, ces petits lutins à nageoires vivent indifféremment dans l’eau de mer ou l’eau douce, où ils chassent en groupes bien coordonnés. On les aperçoit souvent aux côtés de leur grand frère boto, se déplaçant côte à côte en parfaite harmonie. Les enfants de ces deux espèces jouent couramment ensemble durant les heures chaudes de l’après-midi, ainsi que le font les jeunes babouins et chimpanzés.
2019 – Kite a été  déporté sous le dôme obscur du Boudewijn Seapark de Bruges en 2014.  Il n’est donc plus présent en France.
Océan, fils de Roxanne, né à Bruges, est venu le remplacer.

Spat, né le 22 mai 2008, fils de Finnigan et de Tucker (un mâle né captif en 1981)

Parel, né le 8 Juin 2008, fille de Roxy et de Prince.
Ces deux derniers dauphins ont été déportés de la « ferme à dauphins » hollandaise de Hardewijck, dont le nombre de morts est impressionnant ! Les plus récentes victimes du pénitencier néerlandais sont Smarty, Tursiops capturé en mer et décédé le 6 mars 2012, et Angela, un petit marsouin femelle, qui s’est éteinte le 6 mars 2012.

Le père de Kite, Beachie, est devenu l’’étalon attitré du Boudewijn Sea Park de Bruges depuis quelques années.
Selon certaines rumeurs, sa semence congelée serait d’ores et déjà exportée vers d’autres delphinariums européens. Pourquoi ? Parce qu’il a été capturé en milieu naturel, pardi ! et que  son génotype est donc tout frais, ce qui permet d’éviter de fâcheuses consanguinités.

Avec eux, il y avait aussi en 2012 :

Péos (M), Amtan (F), Galéo (M) et Aïcko (M), tous nés captifs et venus du Dolfinarium de Hardewijk pour Amatan, et du Parc Astérix pour les autres.

Aïcko est mort dans d’horribles tourments en 2016
« C’est un dauphin qui ressemble à une crevette, tellement il paraît petit et chétif entouré de sa maman et de sa marraine. Aïcko est né samedi et déploie depuis ses nageoires dans les bassins du Parc Astérix. Le bébé pèse 12 kg, contre 180 kg pour ses parents, la jolie Aya, 14 ans, et le séducteur Guama ».
Guama, qui est aussi le papa de Galéo. Pour éviter les dangers, Aïcko peut compter sur sa mère poule Aya et sur sa vieille marraine de 35 ans, Beauty : « Elles le suivent à la trace. Beauty se met sur le côté pour éviter qu’il se cogne au bord et, dès qu’il y a de l’agressivité dans le bassin, Aya accourt et prend en sandwich Aïcko pour qu’il ne reçoive pas de coups des autres dauphins », nous raconte Christel, sa soigneuse ».

C’est ainsi que la naissance d’Aïcko, « petit amour » en japonais, était annoncée en août 2010. Pour dégager de la place et éviter que « ces jeunes mâles ne se reproduisent pas avec leur mère et/ou leurs sœurs », comme l’avoue le Parc Astérix (alors qu’en mer, aucun dauphin ne songerait à violer ses parents !), Aïcko a pourtant été vendu, avec son demi-frère Galéo, à Planète Sauvage en janvier 2015.
Ici, plus de jolie maman Aya, plus de marraine pour le protéger : il est livré à l’arbitraire de Péos à la gueule cassée, un grand mâle qui lui aussi a subi de graves traumatismes durant son enfance et qui agit comme un caïd, victime de sa propre histoire ».
Extrait de l’article de One Voice/YG 


Un quatrième bébé dauphin vient de naître à Planète Sauvage