TUI encourage l’exploitation des dauphins captifs



Dolphin Cove, Ocho Rios, Jamaïque : recommandé par TUI !

TUI encourage l’exploitation des dauphins captifs

Le Groupe Tui encourage l’exploitation des dauphins captifs, à l’image de tant d’autres compagnies de voyages. L’industrie mondiale de l’hôtellerie et des voyages est une source essentielle de visiteurs et de revenus pour les delphinariums en bord de mer ou sur des îles, où les détenus sont contraints de rencontrer chaque jour dans leur enclos des hordes de touristes huileux de crème solaire…

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Posted by Dolphin Discovery on Friday, February 8, 2019

 

C’est particulièrement vrai pour TUI Group (de l’allemand : Touristik Union International) une société de voyage et de tourisme multinationale dont le siège social se trouve à Hanovre, en Allemagne. C’est le plus grand groupe de tourisme au monde et le premier voyagiste français. Il possède des agences de voyage, des hôtels, des navires de croisière, des magasins de détail et six compagnies aériennes. C’est la plus grande flotte de vacances du monde.

Depuis des décennies, TUI profite des captures de dauphins et des souffrances qu’on inflige aux prisonniers de parcs marins. Malgré les campagnes mondiales contre l’industrie de la captivité, la compagnie n’a été jusqu’ici que rarement mise en cause pour le rôle important qu’elle joue en faveur de cette industrie.

Les dauphins « touristiques » sont submergés par un flot de visiteurs chaque jour. En échange de bouts de poissons, ils doivent effectuer quelque 300 interactions quotidiennes.
Ces interactions sont très invasives et complètement contre nature. Les cétacés doivent tirer les touristes accrochés à leur aileron dorsal ou à leurs pectorales, ils doivent les propulser hors de l’eau et se livrer à des séances de caresses incessantes.
Cette exploitation particulièrement cruelle des dauphins se développe dans les Caraïbes, au Mexique, à Cuba, en Espagne et dans tous les hauts lieux du tourisme que le groupe TUI promeut.

TUI mène ses visiteurs jusqu’aux delphinariums et profite de la commission.
En Espagne, par exemple, Tui dessert un nombre impressionnant de parcs marins. Tous ces établissements se situent dans des zones appréciées par les touristes allemands et britanniques. Le site Web de Tui regorge de publicités faisant la promotion de spectacles de cétacés. Il ne fait aucun doute que Tui est l’un des plus grands promoteurs de l’industrie espagnole des parcs marins au monde.

En 2018, TUI a enregistré un chiffre d’affaires enregistré de 18,5 milliards d’euros et un résultat d’exploitation de 1,177 milliard d’euros. Avec ses agences de voyages, ses hôtels, ses six compagnies aériennes et sa flotte de paquebots de croisière, Tui opère dans 180 régions différentes pour satisfaire une moyenne annuelle de 27 millions de clients. Parmi ceux-ci, nombreux sont ceux qu’une « nage avec les dauphins dans un lagon de rêve » finira par tenter, un jour ou l’autre .

La Chine a ouvert sur l’île de Hainan, un nouveau complexe touristique géant. l’Atlantis Sanya.
Outre les 86.000 poissons et les requins que les clients nourrissent à la main depuis une barque à fond de verre, le complexe hôtelier leur propose aussi de serrer dans leur bras des bélugas russes, détenus au Beluga Discovery Ocean World. Au Dolphin Cay, ils nageront avec des dauphins capturés dans l’eau sanglante de la baie de Taiji. Les cétacés de l’Atlantis Sanya ne sont en rien détenus selon les normes européennes en matière de bien-être animal et les poissons non plus.
Ce qui n’empêche pas Tui n’en faire la promotion.

Atlantis Sanya sur l’île de Haïnan en Chine

Sur les petites îles des Caraïbes, il y a plus de 16 delphinariums, peuplés pour la plupart de dauphins capturés à Cuba ou de leurs rares enfants viables.
TUI exploite un ensemble de navires de croisière dont beaucoup voyagent dans cette région. On estime que chaque fois qu’un bateau de croisière accoste dans un port doté d’un delphinarium, ce dernier gagne environ 500 clients qui s’en iront nagert avec les dauphins, les lamantins et les otaries captives.

Dans de nombreux cas, les parcs marins promus par TUI dépendent totalement des clients que les agences de voyages leur fournissent.
Dans un pays pauvre comme Cuba, les habitants ne peuvent évidemment pas se permettre de dépenser 100 dollars pour aller nager avec les dauphins. Ces parcs marins dépendent des touristes étrangers qui apportent avec eux des euros, des dollars et des livres et c’est TUI qui leur fournit ces clients relativement aisés. Sans le soutien de TUI et d’autres géants des circuits touristiques, bon nombre de ces parcs feraient faillite du jour au lendemain. Les voyagistes jouent un rôle essentiel pour assurer la prospérité de l’industrie des delphinariums et TUI est la plus grande de toutes.

Cuba et ses dauphins à la tête en cacahouète

Pendant des décennies, les delphinariums ont ouvert et fermé, mais TUI n’a jamais cessé de vendre des billets.
Dès le début de vos vacances avec TUI dans la succursale ou plus tard à l’hôtel avec votre représentant TUI, TUI est à votre disposition pour vous vendre un voyage pour nager avec les dauphins. Nager avec les dauphins est considéré comme l’une des dix meilleures choses à faire pendant les vacances.
A ce jour, la compagnie TUI n’a aucune politique sérieuse concernant la captivité des mammifères marins. Elle se contente de suivre le même ensemble de recommandations auxquelles Thomas Cook a également souscrit, à savoir les directives de l’ABTA.

Les voyagistes se cachent derrière ces recommandations affin de pouvoir prétendre qu’ils prennent en compte le bien-être animal.
Chaque fois qu’une agence de voyages est approchée par un journaliste ou un défenseur des animaux à ce propos, elle met en avant le respect de ces normes minimales pour tenter de justifier son soutien à l’industrie des delphinariums.
Malheureusement, la plupart des journalistes ne prennent pas le temps de lire les normes minimales car s’ils le faisaient, ils découvriraient qu’elles sont singulièrement vagues et ouvertes aux interprétations. Cela signifie que chaque delphinarium est en mesure d’adapter ces normes à ses propres besoins économiques et non à ceux des animaux.

Les enclos des dauphins à Puerto Seco Beach en Jamaïque

Pour ce qui concerne la taille des bassins, par exemple, les directives ABTA indiquent que ceux-ci doivent être «aussi grands que possible».
En outre, ces normes utilisent le «langage de l’industrie», un langage qui a été délibérément créé pour masquer la triste réalité de la vie des dauphins captifs. En 2019, Dolphin Freedom a acquis une liste de mots que Dolphin Discovery interdit à son personnel d’utiliser. Par exemple, au lieu de parler de captivité, ils doivent parler d’habitat. Au lieu de dire que les dauphins se battent ou se mordent, les dresseurs doivent dire qu’ils jouet et interagissent les uns avec les autres.
Le langage utilisé dans les directives de l’ABTA est cohérent avec la liste de mots que Dolphin Discovery exige de son personnel.

Le fait que l’industrie interdise certains mots démontre clairement qu’elle ne veut pas que les clients reconnaissent les associations négatives attachées à ces mots, même si ces mots sont en fait exacts et impartiaux. Cela démontre en outre que les directives sont clairement rédigées pour favoriser les besoins de l’industrie et non les besoins des animaux. Malheureusement, cet ensemble de normes de bien-être approuvées par la Bron Free Foundation échoue désespérément aux animaux marins.

Tous les jours, dix fois par jour… A ce rythme, les dauphins meurent vite

TUI est un géant du tourisme avec du sang sur les mains.
Il ne fait pas seulement la promotion des animaux marins capturés en Russie, au Japon et à Cuba. Il promeut également les delphinariums qui exécutent des programmes d’élevage intensifs de grands dauphins où les enfants sont retirés de leur mèredès 5 ans et mis au travail dans d’autres bassins en béton, effectuant des tours dégradants et mourant prématurément,  pour la seule gloire du profit !
Nous croyons fermement en 2020 qu’il est temps que les agences de voyages cessent de s’enrichir sur le dos de la faune asservie et exploitée.

Aidez-nous à dénoncer  TUI

Des bisous monnayés car le dauphin esclave n’obéit que s’il reçoit une récompense alimentaire

Au rayon des bonnes nouvelles, rappelons tout de même que Booking.com, Virgin Holidays et British Airways Holidays ont toutes annoncé des politiques interdisant la vente ou la promotion d’attractions impliquant des cétacés captifs.
Ces récents développements positifs sont conformes aux dernières recherches de Bannikin Travel & Tourism sur l’industrie canadienne du voyage.
Il en ressort que les entreprises à l’esprit ouvert ont reconnu que la demande des consommateurs était en train de changer. L’utilisation des animaux sauvages à des fins de divertissement commence à ne plus faire recette. Ces entreprises progressistes ont exprimé le souhait de rester en phase avec les tendances ou, mieux encore, d’avancer, comme c’est le cas de Sea Life et de son sanctuaire pour les bélugas.

 


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