Delphinarium de Bruges : Yotta accouche d’un bébé mort

 

Yotta au delphinarium de Bruges

Delphinarium de Bruges : Yotta accouche d’un bébé mort

20 octobre 2010

Lire un bref extrait de l’article paru

La delphine Yotta, âgée de 12 ans vient d’accoucher d’un bébé mort né le 20 octobre 2010.
Yotta souffrait déjà de « problèmes hormonaux » durant sa grossesse -et le bébé n’a pas survécu.
A moins, bien sûr, que des hormones ne lui aient été injectés précisément pour qu’elle enfante, comme ce fut sans doute le cas de Roxane, peu après.

« Des médicaments appelés «inducteurs de l’ovulation » vont stimuler les ovaires et permettre l’ovulation (naturelle ou provoquée) et l’obtention d’ovocytes de qualité optimale. Le traitement impose un suivi échographique des ovaires et des dosages hormonaux (appelé monitorage de l’ovulation) afin d’adapter la posologie à l’évolution des follicules et d’éviter ainsi les sur-stimulations ovariennes causes possibles de grossesses multiples. Suivant les cas le médecin pourra parallèlement tenter l’insémination intra utérine ou laisser le couple « oeuvrer» naturellement au moment voulu (36 heures après l’ovulation) »

L’accouchement fut long et difficile, puisqu’on a du extraire à la main du corps de Yotta le cadavre du foetus sans anesthésie complète. Les dauphins meurent en effet dès qu’on les endort par voie chimique, faute de pouvoir respirer consciemment.
Une  infection bactérienne, générée par le foetus mort,  s »était en outre répandue dans tout le corps de la parturiente, qui a du souffrir le martyr…
Les soigneurs mettent tout en oeuvre, précisent nos sources, pour que Yotta se rétablisse le plus rapidement possible. Son état semble d’ailleurs s’améliorer, selon eux, bien que les avis restent partagés sur ses chances de survie…

Douze ans, c’est juste l’âge de la puberté chez les dauphins femelles.
Un peu tôt sans doute, mais à peine, que pour la faire monter par le mâle récemment acquis et capturé en mer, Beachie, le remplaçant de Tex.
Yotta, née le 24 août 1998, est précisément la fille de Puck et de Tex, suicidé à Antibes.
Elle a donc vécu toute son existence dans le petit bassin chlorée de Bruges et en a subi les conséquences physiques. Rien à voir en effet entre des dauphins « fondateurs » nés en mer, tels que Puck, Linda ou Roxanne, qui ont eu une enfance plus normale…et des grossesses plus saines.

Car c’est là tout le problème : les dauphins nés en captivité n’’ont rien appris de leurs aînées : ils ne vivent que pour l’homme, leur pourvoyeur unique en termes de nourriture et de loisirs. Leur existence s’est déroulée dès la naissance dans un bassin totalement nu et privé de toute stimulation, de tout courant marin, de tout poisson vivant, de tous coraux, de toute chasse en groupe, de toute vie sociale normale (où chaque dauphin libre compte au moins 250 amis !) et il ne faut dès lors pas s’étonner que des problèmes surviennent, surtout à l’adolescence, un âge où, théoriquement, les jeunes quittent leurs parents et vivent en bandes de jeunes, en toute indépendance.
Impossible en bassin, ce «prison break » aquatique où règnent la violence, la promiscuité et la folie.

On imagine l’état de stress des six autres dauphins confinés dans les bassins derrière le décor, oui, cinq, puisque le petit Milo est mort à l’âge de 9 ans le 26 mai 2008… d’une crise cardiaque due à l’anesthésie, sans tambour ni trompettes !


Yotta toujours vivante

Novembre 2010

« Il n’y a « jusqu’à nouvel ordre » pas de représentations des dauphins au parc aquatique Baudouin de Bruges. Elles ont été annulées à cause du pénible rétablissement du dauphin Yotta après son accouchement d’un dauphin mort-né à la mi-octobre, a indiqué mercredi le delphinarium. Pour soigner Yotta, le delphinarium entier est nécessaire car l’eau du bassin de quarantaine doit être baissée toutes les quatre heures afin d’administrer plus facilement le traitement au dauphin. C’est la raison pour laquelle le show des dauphins a été suspendu momentanément ».


Yotta convalescente

Décembre 2010

 Yotta reprend des forces  !

Yotta, le dauphin du Boudewijn Seapark (qui avait mis au monde un bébé mort-né et avait ensuite souffert d’un problème aux reins potentiellement mortel, participe à nouveau aux spectacles, a indiqué samedi Bernard Logghe, le directeur du parc.
Les shows avaient été suspendus début novembre pour prodiguer des soins intensifs et optimaux à Yotta. Le dauphin n’est pas encore totalement remis. Il a repris les shows, mais pas encore au même rythme qu’avant.


Février 2011

Yotta : retour sur scène

 

Rien n’a changé.
RIEN !
Ni le décor, ni le froid, ni les tours imbéciles que l’on fait faire à ces malheureux captifs.
Tout est semblable à ce que nous décrivions déjà en décembre 2002.
La manifestation de juillet 2004 et la Commission parlementaire qui s’en est ensuivie n’ont eu aucun effet sur la gestion de cet inexpugnable delphinarium. Imperturbable, le Boudewijn Seaquarium de Bruges continue sur sa lancée, comme si de rien n’était….

Dans cet amphithéâtre glacé, Yotta a repris du service, à l’écart des mâles mais en compagnie de Flo, son amie, morte en 2012. Admirez leur entrée ! Ecoutez le son fracassant de la « musique » ! Les applaudissements frénétiques, les « Oooh » et les « Aaah » d’un public dûment décérébré ! Voyez comment cette petite femelle au ventre encore douloureux doit déjà se traîner sur une surface solide…
Admirez la manière dont les dresseurs nous révèlent les secrets de leurs talents !

Et puis ensuite, ces sont les autres, vieilles femelles blanchies sous le harnais qui s’en iront taper du ballon sous les vivats des spectateurs.
Est-ce que ces gens ont bien conscience de ce qu’on leur fait voir ?
Des dauphins dans un lavabo d’eau chlorée, privés de la lumière du soleil, des courants marins, de la chasse en groupes et de ce monde réel si riche en stimulations, autres qu’un jeu de ballons, qui devrait être le leur ?
Non, bien sûr. La propagande est si bien faite, les détenus si sympas que l’on pourrait y croire.

Vidéo Hurricane Warrior 2011. Montage Pierre de Vreyer.

Et puis un peu de pédagogie, élémentaire, on s’en doute, juste question de répondre aux impératifs légaux : les dauphins ne sont pas des poissons, ils respirent de l’air tout comme nous et leur queue est horizontale.
Super ! Mais quid de leurs langages, de leur traditions culturelles subtiles, transmises par les matriarches de génération en génération ? Quid de leurs techniques de chasse infiniment variées ?
Pas un mot.
En revanche, nos bons flipper-toutous saluent les gens avec leurs nageoires, imitant l’être humain comme tous les animaux de cirque, et nageant même avec des dresseurs.
Bizarre… On pensait que les delphinariums voulaient interdire cette pratique en mer libre. Alors, merci pour l’exemple ! Voilà qui va pousser les foules vers les « petting-pools » de Cancun ou d’ailleurs…

Notez aussi qu’à chaque geste, qu’à chaque performance exécuté par l’un de ces captifs, il y a un bout de poisson au bout. Ici, on travaille pour manger. Pas de show, pas de nourriture.
Même le sinistre dresseur, celui qui fait monter ses dauphins sur la barricade de verre, a prévu une petite cache à poissons morts sur l’un des piliers du bassin. Et toujours encore, ce bruit infernal, qui doit briser l’appareil auditif de nos amis cétacés, si sensibles aux sons les plus ténus.

Et enfin, au terme de trente minutes, montre en main, la finale :  les captifs jettent des ballons au public qui le leur renvoie. Un dresseur se fait projeter en l’air par des esclaves à ses ordres.
Le public est en extase, la musique plus agressive que jamais et les bouts de poissons morts distribués à chaque mouvement. Comment le Gouvernement belge ose-t-il encore prétendre que les delphinariums ne sont pas des cirques ? (Lesquels peuvent d’ailleurs exposer en toute quiétude leurs animaux exotiques).

Comment peut-on encore prétendre que ces arènes aquatiques servent à la préservation de l’espèce, alors que Linda, Mateo, Tex,  et tant d’autres ont été déportés ailleurs, vers des bassins encore plus cruels ? Et qu’aucun d’entre eux n’a jamais été remis en mer ?
Qu’advient-il de ces dauphins, une fois que leur show est terminée ? Dans quel monde doivent-ils vivre, sous ce chapiteau en béton privé de toute lumière, de toute chaleur, de tout mouvement ?
Car ça caille dur en hiver, même pour les spectateurs !
Or, nous avons ici affaire à des Tursiops du Golfe du Mexique, habitués des eaux chaudes.

Normal? Ethique ? Admissible ?

PROTESTEZ !

Linda exilée avec son fils puis seule en Italie avant d’être ramenée auprès de ses amies


 Le delphinarium de Bruges est un zoo (vraiment ?) 

« Toute l’équipe veille à ce que les conditions de licence les plus sévères et les normes CITES soient maintenues en permanence, et même améliorées là où c’est possible. Le ministère flamand du milieu, département de la nature, est l’instance compétente qui, le 8 septembre 2003, a accordé au Dolfinarium l’autorisation légale. Cette autorisation est motivée en vertu du fonctionnement éducatif et scientifique approprié au sein du Dolfinarium ».
De leur côté, les pouvoirs publics fédéraux, à travers la direction de la Santé Publique, de la Sécurité de la Chaîne Alimentaire et de l’Environnement, ont officiellement confirmé le 27 février 2004 que le Dolfinarium de Bruges satisfaisait aux normes CITES les plus sévères imposées à l’heure actuelle.

Sur la base de ces deux autorisations, Rudy Demotte, ministre fédéral des Affaires Sociales et de la Santé Publique, et compétent pour le département Bien-être des Animaux au sein du directorat général animaux, plantes et alimentation a accordé au Dolfinarium de Bruges la reconnaissance officielle de jardin zoologique le 28 mai 2004.
Ces reconnaissances légales et autorisations officielles sont la consolidation des excellents soins et de la sollicitude permanente de toute léquipe du Dolfinarium »


Le delphinarium de Bruges dans le rétroviseur

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